Archives^ ibid
faisaient mieux son éloge que n'eussent pu le faire les plumes les plus éloquentes *.
Le corps du pontife fut déposé, conformément à ses dernières volontés, dans le caveau de la chapelle Sainte-Marie du séminaire, au bas des marches du sanctuaire et immédiatement au-dessous du cierge du Saint-Sacrement 2. Nonobstant les désirs contraires de son frère, l'abbé d'Urfé ne crut pas devoir permettre une dérogation à Tusage qui voulait qu'on célébrât en chaire les vertus de révêque défunt. L'abbé du Carrier, qui fut chargé de ce soin par le chapitre de la cathédrale, était alors l'un des prédicateurs les plus distingués de sa province ^. Il prononça l'éloge funèbre dans l'église Saint-Etienne le 11 août suivant, après la messe du service de quarantaine, en présence de tous les corps de la ville, 11 prit pour texte de son discours les paroles suivantes de l'Ecclésiastique (I, 45) : In fide et lenitate ipsius sanctum fecit illum, et il s'attacha à montrer que le prélat avait rempli tous les devoirs d'un parfait chrétien par sa foi et par sa piété, et tous ceux d'un grand pasteur par sa charité et par sa douceur *.
Des services solennels furent également célébrés selon l'usage, pour le repos de l'âme du prélat dans toutes les églises du diocèse. L'oraison funèbre qui fut prononcée à cette occasion le 12 ou le 13 août dans l'église de Meymac ^, eut un grand retentissement en Limousin. L'auteur du nouvel éloge était Antoine-François Dupuy de Saint-Pardoux, docteur en théologie, archiprêtre de Saint-Exupéry ^ que les liens d'une vive affection, remontant au séminaire de Saint-Sulpice, rattachaient au prélat et à sa famille '^. Le texte de