‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 353 sur 480 · Arrhioes hislorù/tu\s du Liminmn^ t. VI, p · texte numérisé non relu

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5. On peut voir dans ce fait un indice de l'éducation cléricale du prélat à

de Gesvres, qui estoit assisté de M. Tévêque de Tulle, et de M. l'évoque de Perpignan ^. Il y eut après la cérémonie un fort grand repas dans ce même séminaire. Le 31 du même mois, le nouveau prélat prêta serment entre les mains de Sa Majesté dans la chapelle du château de Versailles 2. » Le jour du sacre de Tévêque de Limoges, le Saint-Sacrement avait été exposé selon Tusagedans la cathédrale et dans toutes les églises de la ville par ordre du grand vicaire. Après son sacre, le prélat donna ses ordres pour venir prendre possession en personne du siège épiscopal de Limoges 3. 11 fit son entrée solennelle dans cette ville le samedi 19 mai « sur les huit heures du soir, dans un carrosse attelé de six chevaux hlancs ». M. de Canisy ayant couché à Bellac, les huit compagnies de bourgeois étaient allés le matin de ce même jour, « en armes avec tambour jusqu'au delà du Petit-Limoges, les consuls les avaient accompagnés avec plusieurs autres cavaliers, voire même des ecclésiastiques » *.

L'arrivée de l'évêque dans la ville fut annoncée « par une salve générale de toute la mousqueterie ». Le cortège défila par les rues qui étaient tout illuminées. Le prélat descendit au séminaire des Ordinands dans la maison de son prédécesseur. « Il y fut visité les jours suivants de tous les corps d'officiers de la ville. » Le jeudi 24 mai, François de Canisy se fit recevoir et installer dans sa cathédrale ^. On avait fermé ce jour-là les boutiques et tapissé les maisons des rues où 1 évêque devait passer ^.

III. Collaborateurs principaux de François de Canisy. I" Les deux frères Bourdon.

Jean Bourdon supérieur du séminaire des Ordinands, continua d'être par ses conseils l'oracle du clergé de Limoges. Le visiteur de la Compagnie de Saint-Sulpice, Julien deTanoarn, donna en 1699, à celui qu'il devait quelques années plus tard remplacer dans sa

Saiiit-Sulpice. Comme il était d'une complexion délicate, on peut supposer qu'il fut placé comme François de Fénêlon vers 1<)07 dans la petite communauté. Ainsi s'expliquerait l'absence de son nom comme celle du nom de l'archevêque sur les Registres du séminaire.

1 . Ce dernier prélat, Jean Hervé, baron de Flamanville, disciple et correspondant de M. Tronson, et originaire du diocèse deCoutances, fut promu à l'épiscopat le même jour, que son compatriote, François de Canisy. Il avait été sacré comme lui à Saint-Sulpice, le 12 février précédent. Il mourut à Perpi^^nan en 1721 en réputation de sainteté. Corrospondauce, t. I, p. 44.

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