‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 354 sur 480 · BuilPlin df* Limoges, t. XLVI, p · texte numérisé non relu

BuilPlin df* Limoges, t. XLVI, p

4. C'étaient quatre chanoines députés par le chapitre, pour complimenter Févéque. Archives ftist., t. VI, p. 55.

5. liuUotin^ t. XL. p. 383. Les tlates de la chronique correspondent exactement à celles des registres capitulaires. BnUetiu, t. XLVI, p. 323.

6. Le reste de la cérémonie de ce jour se passa comme nous l'avons raconté plus haut pour l'intronisation épiscopale de F. de la FaveUe. Voir les détails : Z?îi//<?/i«, l.XLVi, p.323.

charge, ce témoignage de respect etd'estime: « M. Tronson, dit-il, savait que toutes choses sont au séminaire de Limoges en si bon état par les soins et la sage conduite de M. Bourdon qui le gouverne avec tant.de prudence et de bénédiction depuis son établissement, que je n'aurais qu'à voir ce qui s'y fait, pour en faire le rapport à mon retour à Paris. » Jean Bourdon jouit de la confiance du nouvel évêque comme il avait joui de celle de ses deux prédécesseurs. Il mourut en odeur de sainteté le 29 août 4702, à Tâge de quatre-vingt deux ans ^. « Jamais personne, dit le P. de Périère, ne fut si généralement, ai si sérieusement pleuré et regretté. Chaque communauté séculière et régulière, chaque paroisse des villes et de bourgs du diocèse, signalèrent leur douleur par des prières publiques et des services solennels 2. }» Jean Bourdon était le dernier survivant des premiers fondateurs du séminaire des Ordinands. Tout le clergé de Limoges sentit que sa perte causerait un grand vide dans ses rangs ^. Mais le plus éprouvé de ses membres fut le frère du défunt, le grand vicaire Michel Bourdon qui remplissait toujours avec zèle les devoirs de sa charge.

Le premier supérieur de la Mission, surnommé de son lieu d'origine et de bénéfice^ M. du Havre, vivait alors en bonne intelligence avec les messieurs du Chapitre, dont il avait combattu précédemment le privilège d'exemption, que le nouvel évêque finit par leur reconnaître ou du moins tolérer *. François de Canisy se servit très utilement du ministère de Michel Bourdon pour le bien de son diocèse, ainsi qu'avait fait son prédécesseur. Il l'encouragea à terminer ses derniers ouvrages, et annonça à son clergé par une lettre pastorale du 21 avril 1702 la publication du troisième volume de son célèbre Pastoral ^, Michel Bourdon mourut à l'âge de soixante-dix-huit ans, le l^^"" juin 1705 dans de grands sentiments de piété, après avoir recommandé aux prêtres delà mission Tunion et la charité fraternelle entre eux, comme étant l'âme des communautés et la disposition essentielle pour y conserver l'ordre et la

1. Notes de M. Gaignet, supérieur du séminaire de Limoges, d'après les mss. de la solilude.

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