‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 359 sur 480 · D'Avenel, Richelieu, t. III, p · texte numérisé non relu

D'Avenel, Richelieu, t. III, p

3. Pour cause de violence et d'outrages commis sur la personne de Pierre Leymarie, prêtre habitué de Saint-Michel par le curé lui-même, Pieri'e Baillot, le vice-gérant de l'oflicialité de Limoges déclara qu'il avait encouru l'excommunication majeure par sentence du 13 octobre 1696. L'offlcial de Bourges annula en appel celte sentence. Nouveau cas de censure en 1699. Pierre de Madot, officiai de Guéret, déclara L'Hardi, curé de la Cellette en Berry, excommunié parce qu'il avait fait deux mariages clandestinement à prix d'argent, Nobiliaire, ibid.

sa juridiction, n'hésitait pas à prendre des mesures efficaces contre toute récidive ^ Les chanoines de Saint-Etienne, flattés des avances et des cadeaux de Tévêque 2, vécurent avec lui constamment en paix et se prêtèrent à tous ses désirs pour les cérémonies des prières publiques et les chants des nombreux Te Deiim de cette époque 3.

Le prélat ayant été obligé de se rendre à Paris en 1699 pour les afl'aires de son diocèse, Pierre Juge, curé de Saint-Pierre, chargé de sa procuration, en date du 22 juin, se présenta à sa place à l'Assemblée provinciale de Bourges. On s'y occupa dans la séance du 28 juillet suivant, de la condamnation des Maximes des Saints de l'archevêque de Cambrai. En conséquence de la constitution du pape et des prescriptions de l'assemblée de Bourges, Michel Bourdon, vicaire général, condamna le 28 septembre Ï699, la lecture du livre de François de Fénelon, sous peine d'excommunication encourue ipso facto *. Par ordre de l'évêque, le curé de Magnac publia la même censure contre cet ouvrage au prône de la messe paroissiale du 25 octobre suivant ^.

Le mandement épiscopal du 14 juin 1700 sur l'établissement de la procession générale de Notre-Dame d'Août témoigne clairement de l'existence des relations cordiales entre le chapitre de la cathédrale et révêque de Limoges. Nous remarquons pour la première fois dans un acte de ce genre, l'usage de la formule, qui devint bientôt traditionnelle : « A ces causes, après en avoir amiablement conféré avec nos vénérables frères les chanoines de notre église cathédrale 6... » A nouveau les actes épiscopaux sont mentionnés comïne « faits dans le palais épiscopal de la cité de Limoges ». Ce qui nous permet de supposer que François de Canisy avait dès lors renoncé à la résidence habituelle du séminaire, mal vue du chapitre, et mis fin de cette façon à une cause permanente de refroidissement ''.

Le i^^ septembre 1703, l'évêque de Limoges publia un mandement pour la réimpression des ordonnances synodales de son dio-

1. Le 1" juillet 1701, le chapitre interdit rentrée du cabaret sous de graves peines au chanoine Segond et à d'autres ecclésiastiques, qui avaient paru plusieurs fois pris de vin. Archives hislnr., t. VI, p. 59, 67.

2. Le 20 avril 1703, le chapitre déclarait qu'il avait vécu du seigneur évêque pour le droit do chape à l'église cathédrale « un ornement complet très riche et très beau en velours cramoisi à ramages sur un fond blanc ». En retour, ii lui adressa de vifs remerciements. Archives, ibid.

3. Pour les victoires remportées par Villars sur les Impériaux de 1702 à 1704, et pour la naissance du lils de la duchesse de Bourgogne en 1704. Ibid.

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