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cèse. Il atteste en commençant qu' « il n'a eu rien plus à cœur depuis son avènement à Tépiscopat que de contribuer à la sanctifiacation des âmes, et de maintenir la sainte discipline qu'il a trouvée établie en son diocèse par les ordonnances salutaires des évêques ses prédécesseurs y> ^.
Le dernier acte important émané de l'autorité de François de Canisy concerne la condamnation du jansénisme. Le 15 mars 1706, Claude Lemerre, Rigobert Marlot et Jean de Taillefer, vicaires généraux de l'évêque de Limoges, ordonnèrent en son nom la pu- j
blication de la Bulle Vineam Domini contre cette fausse doctrine : |
« Nous avons, disent-ils, lieu d'espérer de la protection singulière j
de Dieu sur ce diocèse qu'il y conservera la pureté de la foi et la »
paix profonde qui y ont régné jusqu'à présent 2. »
2^ Charité de François de Canisy, Sa démission de Vévêché, J
L'abbé du Carrier dédia à notre prélat en 1701 ses Morales sur la Genèse, où il lui dit : « Le ciel a formé en vous un cœur grand, noble, bienfaisant, généreux, chrétien, digne de la noblesse de votre sang; une charité douce et afïable, qui vous fait descendre jusqu'aux plus petits, avec dignité à la vérité, et sans vous avilir, mais aussi avec bonté et sans les rebuter ; une charité tendre et compatissante, qui, dans un temps calamiteux, vous a attendri sur la misère d'un grand peuple, en faveur duquel vous avez sollicité avec ardeur la bonté du roi, qui, après vous avoir accordé de puissants secours, qui ont sauvé la vie à une infinité de malheureux, marqué la distinction particulière qu'il faisait de votre mérite et de votre zèle, en vous comblant vous-même de nouveaux bienfaits,... une charité vigilante, qui, jointe à la pénétration de votre esprit et à la justesse de votre discernement, ne vous laisse rien ignorer des besoins de votre diocèse ; une charité chrétienne qui ne cherche pointa nous affliger par humeur et par chagrin, mais à nous corriger par zèïe et par bonté... Klle fait régner partout l'ordre, la piété, et la discipline que nous admirons dans tout ce vaste diocèse 3... )) Cet éloge si flatteur était conforme à la réalité des faits au milieu desquels brilla le dévouement du prélat.
La terrible famine de 1693, après avoir diminué les années suivantes, s'était accrue de nouveau et désolait toute la province du Limousin. Le 20 août 1697, Tévêque de Limoges présidait une procession générale où Ton porta les châsses des corps saints, pour avoir du beau temps et pour lever les grains \ A la fin de 1698, il n'y eut presque pas encore de récolte de blés, ni de châtaignes, à cause des pluies continuelles et du froid des étés des deux dernières
1. Ce mandement sert de préface an Recueil (Vordonnancea de i703, édité chez P. Barbou en 1 vol. in-12.