‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 373 sur 480 · Ordonnances synod,^ p · texte numérisé non relu

Ordonnances synod,^ p

4. Extrait c|vi ipanuscrit ipérpoire jntitulé ; % ï^ésolutjoqs des (}}fficuUés propo-

LES ÉVÊQUES RÉFORMATEURS DE LIMOGES iSH

II. De rentrée aux bénéfices par la simonie on la confidence.

i** De la distribution des bénéfices dans le diocèse de Limoges.

Au temps de Louis XIII (et de Louis XIV) un clergé nombreux se trouvait en face de biens ecclésiastiques considérables, mais par un étrange abus, ces biens n'aï)i)artenaient qu'en partie à ce clergé, et pour une intime i)artie, à ceux des membres du clergé qui remplissaient les fonctions curiaJes. Cette criante anomalie provenait de IVxistence d'abus invétérés et nombreux dans la collation des bénéfices, c'est-à-dire des charges spirituelles accompagnées d'un revenu temporel qui garantissait à Tecclésiastique sans fortune les moyens de vivre et ne pouvait être séparé de la charge. Malheureusement pour le clergé, cinq autorités diverses disi)osaient de ses revenus, et pouvaient en donner une pari plus ou moins grosse : le pape, le roi, les évêques, les chapitres et autres dignitaires religieux et les j^atrons laïques. Depuis le concordat de 1516, les évéques de France, à part quelques exceptions relatives à certaines provinces, eurent droit aux deux tiers des collations de leur diocèse, c'est-à-dire qu'ils nommaient aux bénéfices vacants pendant huit mois de Tannée et le pape pendant quatre mois, soit un mois par trimestre ^.

A en juger par le Pouillé du diocèse de Limoges, le tiers des bénéfices environ, soit exactement trois cent vingt-trois sur huit cent soixante-huit, était au milieu du dix-huitième siècle, à la collation de Tévèque. Le nombre des patrons des cures du même diocèse montait alors au chifire de cent vingt-deux. Les plus importants af)rès l'évêque et le pape, étaient: le roi, qui nommait à trente-trois bénéfices, non compris ceux qui vaquaient en régale; le prévôt deChambon qui disposait aussi de trente-trois collations, puis, le chapitre de la cathédrale, l'abbé de Saint-Martial, et Tabbé de Bénévent, disposant chacun de vingt-sept autres bénéfices 2,

Quand un bénéfice venait à vaquer par la mort, la démission ou la résignation du titulaire, le résignalaire qui assez souvent était le neveu du résignant, ou tout autre qui ambitionnait le poste, en postulait la succession c'est-à-dire des lettres de provision en cour de Rome ^. Mais avant de prendre possession du bénéfice, le nouveau titulaire devait obtenir de révê(]ue dans le diocèse duquel le bien d'église était situé, le visa de ses lettres de provision. A cette fin il se présentait en personne devant l'ordinaire ou ses vicaires généraux pour être examiné. Loi'squ'il était reconnu i.loine, c'est-à-dire capal)le et digne, le visa était accordé.

sées par Mgr l'Evesque. Document anonyme, écriture du dix-septième siècle », celle très probablement de Michel Bourdon. Archives de la liaute-Vienne, G, n. :^07.

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