Ordonnances synod., p
2. Voir la préface du « Catéchisme ou Instruction de la doctrine chrétienne, Limoges, P. Barbou, 1709 », qui devait probablement exister dans la première édition.
lî. UUucl de Limoges, édition 1678, titre IX de la messe paroissiale.
502 i:n siècle de vie ecclésiastique en province
sacrements de pénitence et d'eurliaristie ». Ils devaient a avertir les pères et les mères, les maîtres et les maîtresses de l'étroite obligation qu'ils avaient d'y envoyer leurs enfans, leurs valets et leurs servantes; ils devaient les exhorter à y assister eux-mêmes, autant que possible » ^..
Le Pastoral de Limoges indiquait aux curés et vicaires les rèj^les à suivre pour ce catéchisme préparatoire à la première communion. L'explication des le(:ons et les interrogations des enfants devaient être entremêlées de chants de cantiques de Michel Le Nobletz et les démonstrations de choses appuyées à l'aide d'ima^jes, de tableaux ou de cartes peintes '-.
Tous les enfants de la paroisse, qui avaient suivi assidûment le catéchisme pendant Tannée et le Carême particulièrement, et qui avaient atteint Tàge de dix ou onze ans, devaient être admis à taire pendant le temps pascal leur première communion, s'ils étaient reconnus par le curé suffisamment instruits dans la doctrine chrétienne ^.
Un autre catéchisme appelé « Grand Catéchisme », était fait dans les principales villes du diocèse, à Tusage des gardons et filles, qui persévéraient après la première communion. On y admettait aussi les grandes personnes qui voulaient se perfectionner dans la connaissance de la religion. Tandis qu'on faisait ordinairement le petit catéchisme sans monter en chaire, pour avoir plus de Êacilité d'interroger les enfants, on apportait plus de solennité dans la manière de faire le catéchisme de persévérance. On y expliquait plus amplement les vérités chrétiennes, en suivant l'ordre des leçonsdu manuel et Ton s'étendait particulièrement sur celles des fêtes de Tannée. Le catéchiste devait préparer ses instructions avec autant de soin que celles du prône, et les accompagner d'une certaine gaieté honnête '*.
Comme on le voit par ces derniers détails, Tévêque Louis d'Urfé avait importé dans le diocèse de Limoges les meilleurs usages des catéchismes de Paris, dépourvus alors sagement des formes inutiles de pur apparat. On reconnut d'ailleurs Texcellence de Tœuvre à ses résultats merveilleux, c'est-à-dire à la transformation de la jeunesse limousine.
S^ L'Administration des sacrements.
Le Baptême, la Confirmation et la Pénitence ^
Les cas d'ondoiement s'étant multipliés dans le diocèse de Limoges, d'une faeon abusive, Tévêque F. delà Fayette défendit en 167:^
1. Mandement du ±2 février 1708. Ordonn. synod., Recueil de 1703, p. 1 à ô du supplément.