‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 384 sur 480 · Or(ioiai4Am'é*$ ifyiuni., p. 4^3, et Hittiel. p · texte numérisé non relu

Or(ioiai4Am'é*$ ifyiuni., p. 4^3, et Hittiel. p

3. Ifss. H, t. IL et Onhmti. tijmni,, X. XLVI, XLIX. p. 170. 17i.

non confrères, de la suffisance desquels les curés n'avaient pas eu à répondre, se mirent par ignorance à absoudre indifféremment de tous les cas, même de ceux qui étaient réservés au pape. Informé de tels abus, l'évéciue F. de la Fayette y mit fin, en provoquant la suppression de cette confrérie qui ne s'occupait plus d'ailleurs de Tœuvre pour laquelle elle avait été établie, c'est-à-dire de la construction de la cathédrale qu'elle devait accélérer.

LEticharistic et VOrdve.

L'autre abus du mémegenre, que le Prélat eut à supprimer, étiiit pourtant plus excusable: il s'était greffé pour le même motif sur la pratique de la communion pascale. C'était ce qu'on appelait en 1519 l'usage du « denier de la chrétienté ». Un pape avait autorisé vers la fin du quinzième siècle ou au début du suivant l'évêque de Limoges, à ordonner que chacun des fidèles qui communieraient au temps pascal dans une église ou chapelle de leur diocèse, donnerait un denier pour la construction de la cathédrale Saint-Etienne. Les curés ou vicaires, qui étaient receveurs de ces offrandes, devaient en tenir le registre, et en porter ou faire porter le produit, au synode d'après Pâques, sans rien retenir sous peine d'excommunication et de sacrilège. Dans le but de recueillir ces deniers, on voyait dans chaque église, à l'époque du temps pascal, «un honnête homme tenir le plateau des offrandes, près la table de communion, et solliciter à haute voix le paiement du denier ». Au milieu du dix-septième siècle, cet usage fut jugé légèrement simoniaque, et réprouvé officiellement, bien qu'il eût été réglé par l'évêque Philippe de Montmorency au synode célèbre de Limoges du 5mai 1519 *.

Les curés devaient veiller, à ce qu'aucun de ceux qui étaient capables de communier, ne manquât de faire chaque année la communion pascale. Ceux de leurs paroissiens, qui auraient été absents pendant le temps pascal, devaient communier au plus tôt après leur retour, s'ils ne certifiaient par attestation qu'ils avaient rempli ce devoir au lieu où ils étaient. Les non-communiants devaient être dénoncés à l'évêque de Limoges. On abolit en 1619 seulement, à cause des sérieux « inconvénients qui en pouvaient arriver », l'usage d'apporter des cierges allumés à la sainte table pour faire la communion.

L'usage des calices d'étain et de cuivre, déjà interdit en 1648, paraît avoir été toléré jusqu'au synode du 13 avril 1673. L'évêque ordonna alors « à tous prêtres séculiers et réguliers » de se pourvoir, s'ils en manquaient, de calices d'argent, dans un délai de six mois. Il leur enjoignit en même temps de tenir les tabernacles fermés à clef, leur défendant d'en laisser la clef sur l'autel après la célébration de la messe. 11 permit aux curés de faire pour l'entretien de la lampe du Saint-Sacrement la quête « dans les lieux, où il n'y avait pas de quoi l'entretenir » 2.

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