‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 386 sur 480 · Ordonn, synod., p. 73 et Mss. 160, p · texte numérisé non relu

Ordonn, synod., p. 73 et Mss. 160, p

506 UN SifcCLK DE VIE ECCLÉSIASTIQUE EN PROVINCE

courts, la couronne, et au moins la soutanellc noire et avoir soin d'assister en surplis aux grand'messes et aux vêpres les dimanches et jours de fêtes dans les paroisses de leur résidence. Pour être promu aux Ordres mineurs, il fallait connaître au moins la langue latine.

Les acolythes, qui se présentaient pour le sous-diaconat, devaient apporter un certiôcat de publications de bans, donner des preuves d'un titre patrimonial pouvant valoir franc et quitte la somme de cent livres de revenus, et exhiber, à partir de 16(H, une attestation authentique d'un séjour de six mois au moins dans un séminaire ^.

« Ordinairement ceux qui entraient au séminaire» avaient vingtdeux ans passés. Après y avoir pa&aé sLx mois et souvent huit ou neuf mois, les acolythes étaient envoyés en vacances dans leurs paroisses, avant d'être admis au premier Ordre majeur, pour y être soumis à une épreuve d'un an entier. C'était le devoir de leur curé de s'assurer pendant ce temps, au nom de l'évêque et pour l'honneur du sacerdoce, de leur fermeté dans la vertu. De retour au séminaire, les acolythes étaient appelés aux Ordres sacrés, à l'occasion des trois ordinations qui se succédaient durant le dernier semestre de leur séjour dans cette maison » *.

Les nouveaux prêtres devaient servir de vicaires pendant un an dans les paroisses, que l'évêque leur assignait pour y compléter leur formation cléricale. X cet effet, les curés devaient leur apprendre avec soin la manière de faire et de diriger le catéchisme, et les règles diverses à observer 4aaa l'administration des sacrements et la visite des malades 3,

Le Mariage, V Extrême-Onction^ le» malades et les défunts.

Les métayers, serviteurs et autres, qui n'étaient point nés ou n'avaient point habité avant l'âge de puberté, sur la paroisse où ils avaient demeuré quelque temps, n'étaient pas admis à y contracter un mariage, à moins de rapporter les certificats du curé ou vicaire perpétuel du lieu de leur naissance. Tous ceux qui appartenaient à un autre diocèse devaient présenter avec le congé de leur curé la permission authentique de leur évêque ou de son grand-vicaire, qu'on appelait communément « dispense de non-diocèse ï>. C'était sous l'ancien régime une pratique générale dans le diocèse de Limoges de célébrer à l'église, avant la publication du premier ban de mariage,le rite solennel des fiançailles. On célébrait encore souvent dans les campagnes limousines des mariages en masse, le même jour, avec un seul office, qui servait à la fois pour huit ou dix groupes rassemblés. La bénédiction du lit nuptial était demandée particulièrement par ceux qui craignaient les maléfices *.

i. Onlonn. synoiL, p. 8i, 163. Rituel (le i678, p. 189 et Mss. 160, f. 71.

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