Rituel de 1678. p
4. Mss. 14, t. II. Ordmin. de j648, Ordonn. de i613, p. 175. fnrentah^ des Archives de la Haute-Vienne, série K. et Ordonn. synod,, p. 100.
Les mariages clandestins n'étaient pas rares encore dans la première moitié du dix-septième siècle. Les prêtres qui y assistaient encouraient la peine de la prison. Quant aux parties, elles devaient être « séparées, à Timplorationdu bras séculier, et demeurer en cet état, jusqu'à ce qu'elles eussent accompli la pénitence qui leur était enjointe ». On les admettait ensuite à contracter mariage publiquement, selon la forme prescrile par les saints décrets ^.
Les curés ou vicaires de Limoges, qui se disposaient à administrer les saintes huiles aux malades, étaient tenus de faire sonner une des cloches de leur église et de se faire accompagner de deux autres prêtres 2. Les curés devaient visiter les malades tous les jours, les secourir au besoin, s'ils étaient pauvres et leur ménager l'assistance d'autres personnes charitables. En qualité d'ofBciers de l'état civil dans sa paroisse, le curé avait le droit et le devoir d'inviter les malades à faire leur testament, s'ils ne l'avaient déjà fait. Chargé de l'assistance publique il était naturel qu'il recommandât les pauvres à la générosité des testateurs. Mais il devait éviter avec un soin extrême de rien demander pour luimême.
Quand un chanoine ou un curé était décédé, chaque prêtre de la même église était tenu de célébrer une messe pour le repos de leur âme, et d'assister en corps aux offices solennels qu*on célébrait pour eux. Une sonnerie de glas se faisait entendre depuis le moment de leur décès jusqu'à leur inhumation.
Il était défendu par un statut de 1619, de faire aucun pacte powr les enterrements ou pour les autres offices des trépassés ; les curés devaient « se contenter de ce qui leur serait charilablement offert par les héritiers du défunt,selon lacoutumedu lieu ». Les pauvres devaient être enterrés gratuitement, sans le secours d'aucune quête. Un peu plus tard, en 1629, Tévêque de Limoges établit des règles précises, c'est à dire un tarif spécial pour les convois. Dans là" plupart des localités du diocèse une pieuse confrérie se chargeait du luminaire, pour l'enterrement des confrères pauvres. Dans les églises paroissiales de Saint-Pierre et de Saint- Michel à Limoges, vingt-quatre pauvres de vie et de probité connues étaient chargés de porter aux obsèques des personnes riches des torches et flambeaux avec ordre et modestie, vêtus de robes noires. Durant les offices ces pauvres se tenaient en silence dans une chapelle. Leur assistance aux enterrements était pour les fabriques une ressource notable. Certaines j)ersonnes avaient le droit d'tître enterrées dans les églises, telles que les dignitaires ecclésiastiques, les patrons, les fondateurs et autres bienfaiteurs, ¥ qui avaient d'ancienneté leur s<'*pulture dans des chapelles » -^