‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 388 sur 480 · I. Ofdmtn. nymtfi., p · texte numérisé non relu

I. Ofdmtn. nymtfi., p

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3. Ordonrt. Mifmnl.y p. IS-i. Rituel de iGlS, p. Ti. Rèylt>nit*nt» iMUitisntanj' de LimtpgeH, p. 44.

IV. Le service divin, les processions elles jours de fêtes, i»» Le service divin.

Un fait aujourd'hui surprenant pour tous ceux qui ignorent la vie ecclésiastique (rautrefois, c'est que sous l'ancien régime, de nombreuses communautés de prêtres séculieis chantaient régulièrement Toffice divin, dans certaines églises paroissiales, comme on le faisait alors dans toutes les églises de chapitres et comme on le pratique de nos joursdans quelques rares cathédrales. On voyait ainsi à Limoges en 1629, sous la direction nominale des curé?, les prêtres communalistes de Saint-Pierre et de Saint Michel chanter tous les jours aux heures accoutumées matines, laudes, vêpres et compiles. Ces derniers ecclésiastiques devaient être assistés, les dimanches et jours de fêtes solennelles, par les prêtres et clercs dits a habitués » de ces mêmes églises. Ceux-ci à leur tour étaient chargés de chanter les offices de prime, tierce, sexte et none chaque jour, durant l'octave de la Fête-Dieu. Deux des prêtres habitués, bien versés dans le plain-chant, avaient l'habitude de diriger le chœur durant tous les offices d'une manière permanente. Ils devaient tenir la main : « à ce qu'au chant et en la psalmodie les voix fussent d'accord, la note gardée, avec la médiante des versets, les paroles distinctement prononcées, et que le chœur qui était d'un côté ne commençât point son verset, avant que l'autre n'ait fini ». Il y avait un maître de cérémonies dans chaque église de paroisse où se trouvait une communauté de prêtres. Les ecclésiastiques, qui pendant les offices restaient en dehors du chœur, étaient privés des distributions manuelles et quotidiennes.

Des grands'messes devaient être chantées tous les jours, à huit heures et demie l'été et à neuf heures l'hiver, dans les grandes églises paroissiales par les curés ou les vicaires. En cas d'empêchement légitime, ces derniers se faisaient remplacer « par d'autres prêtres de vie et conversation honnêtes, du nombre des habitués de leurs paroisses ». Les curés ou leurs vicaires célébrant les grand'messes les jours de fêtes et les dimanches étaient assistés de diacres et de sous-diacres... ^ La célébration de la grand'messe du dimanche était précédée d'une procession du clergé et des fidèles dans l'église ou au dehors selon le temps. Le cortège s'arrêtait quelques instants au pied d'une croix, sur la place de l'église, et chantait à l'aller comme au retour les louanges de Dieu et de la sainte Vierge 2.

Parmi les annonces qui étaient faites au prône de la grand'messe du dimanche, il y en avait qui étaient ordonnées par l'autorité de l'évêque et d'autres dune inspiration étrangère concernant des affaires séculières, qui étaient gravement défendues. On sait en

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