M. Inibart de Ja Tour, et M. Pntaux, ihid
3. Archives hislnr., t. II, p. 373, cl M. l^ataux, i7iiV/., p. 222.
4. i>latuls paroisfiiaHx de lO^JO, p. 17, 18 et M. Palaux, iàid.
aux convocations du syndic, pour les assemblées ordinaires, où l'on délibérait sur les affaires communes. Ils devaientaussi selon ses vo^ lontés aider le curé de la paroisse dans ses fonctions ^. En certains lieux, les curés qui sortaient de ces communautés, leur laissèrent prendre par complaisance une grande part dans l'exercice des droits curiaux. Dans le diocèse de Clermont par exemple, les communalistes en vinrent au dix-septième siècle à un tel point de crédit et de pouvoir dans les paroisses, qu'ils partageaient absolument les fonctions curiales entre eux et le curé ; ils desservaient la paroisse partout et se disaient co-curés 2. Les évêques de Limoges n'eurent pas à réprimer dans les paroisses de leur diocèse de pareils empiétements, de la part des communalistes. Ils autorisèrent néanmoins ces derniers à porter Taumusse ou l'habit de chœur, garni d'une fourrure, tant qu'ils furent fidèles à chanter la grand'messe et à frfire tous les jours l'office canonial. Les prêtres des communautés firent donc figure de c chanoines au petit pied » dans de nombreuses paroisses du diocèse de Limoges 3.
3^ Rôle des curés dans les communes limousines au dix-septième siècle.
Le curé avait la juridiction dans sa paroisse; il présidait à la célébration du culte et enseignait les fidèles. Il recevait les serments des fiançailles et du mariage ; il enterrait les morts ; il avait la faculté de recevoir, comme les notaires, les testaments de ses paroissiens, il surveillait leur exécution ; par les livres où il consignait les baptêmes, les mariages et les inhumations, --- registres de l'état civil qu'il tenait à ses frais, — il était le gardien de la filiation légitime ou légitimée. A tous ces titres, le curé était un rouage actif de la vie communale ; le rôle propondérant, qu'il avait eu au moyen-âge, avait subsisté: précepteur de la doctrine religieuse, il apparaissait au sein de ces populations parfois rudes et incultes, dont lui-même était issu, comme le pionnier de la civilisation *.
Néanmoins le gouvernement si étendu du curé s'exerçait à la fois sous le contrôle incessant de l'évêque et de ses propres concitoyens. Il n'était pas d'acte important de l'administration curiale, qui ne fût soumis à l'inspection de l'évêque ou de son grandvicaire, ou de ses offîciaux, ou de ses archiprêtres, ou de ses visiteurs. A chacun de ces représentants de l'autorité diocésaine, le curé devait rendre compte de l'état du personnel et du matériel de son église, de sa propre gestion et de la manière de diriger les œuvres paroissiales. Plus gênant encore et non moins salutaire
1. Chaque prêtre de la communauté de Beaumont avait deux jours par mois pour lever son revenu. Il avait en outre pour l'expédition de ses affaires un mois de vacances par an. M. Pataux, ibUL, p. 234 et suiv. — PouUlé de Limoges, de ni3, p. 29.