‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 424 sur 480 · Mémoire de Bullat, Archivos histor,, t. II, p · texte numérisé non relu

Mémoire de Bullat, Archivos histor,, t. II, p

4. Elle aidait souvent la fabrique de Saint-Pierre de ses secours pécuniaires

Plusieurs personnes tant ecclésiastiques que séculières ayant représenté en 1687 à Tévêque de Limoges, qu'il était nécessaire de dresser des règlements pour le bon ordre et l'uniformité dans la conduite des confréries du Saint-Sacrement, Louis d'Urfé dressa les statuts de ces compagnies, qu'il fit lire et publier au synode d'après Pâques, le jeudi 10 avril de la même année. Il ordonna en même temps à tous ses curés d'en faire la lecture dans l'assemblée générale des confrères et d'établir l'association a dans tous les lieux considérables du diocèse », où elle n'existait pas encore.

La confrérie du Saint-Sacrement avait pour but de faire « honorer la sainte Eucharistie, et de procurer qu'elle fût tenue dans les églises avec plus de décence, et accompagnée dans les rues avec le plus de pompe possible, qu'elle fût adorée avec plus de respect et reçue avec plus de piété dans de fréquentes communions ».

Les confrères devaient assister tous les ans aux processions solennelles de la Fête-Dieu et à celles du troisième dimanche du mois dans certaines églises avec un cierge allumé à la main. Ils devaient, au nombre de deux ou de quatre dans l'enceinte des villes, accompagner le Saint-Sacrement avec un llanibeau allumé lorsqu'on portait le viatique aux malades. La confrérie devait être sous la direction du curé de l'église ou de celui d'entre les prêtres qu'il aurait député, pour en avoir le soin. On y recevait des personnes des deux sexes, pourvu qu'elles fussent d'une vie irréprochable. On n'exigeait rien pour leur entrée. Tous les confrères devaient s'édifier et se secourir mutuellement dans les besoins temporels et spirituels. Dans ce but ils devaient visiter charitablement ceux d'entre eux qui seraient malades ou affligés, avoir soin, lorsque la maladie serait dangereuse, de les aider à bien mourir, accompagner leur corps au tombeau, et faire célébrer pour eux des messes. Tous les confrères devaient éviter avec soin les débats, les divisions et les disputes, et ne pas souffrir dans leur corps des personnes d'une vie scandaleuse.

Il y avait dans la confrérie quatre officiers, dont le bayle ou le prieur comme directeur, qui étaient élus tous les ans à la majorité des voix dans une assemblée générale après l'octave de la Fête- Dieu, en présence du curé. Les officiers de la confrérie s'assemblaient tous les trois mois pour la gestion des deniers communs ^.

pour les embellissements ou les réparations de l'église. Bardon de Brun était Bayle de la confrérie en 1593, 1594. M. Ardant, Saint-Pierre, p. 62. Les inventaires annuels des quatre bayles de la confrérie (de 1550 à 1680) comprennent trois courtes relations. La troisième est une chronique assez développée de la peste de 1631. Elle célèbre le dévouement de plusieurs prêtres de Saint-Pierre et la fldélité au devoir de Tévêque de Limoges : Stetil Phinees,,, Archives histor. du Limousin, t. III, p. 318.

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