‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 43 sur 480 · Laforest, ibid.^ p · texte numérisé non relu

Laforest, ibid.^ p

3. Procès verbaux des assemblées générales du clergé, n, p. 200.

4. Nous avons remarqué une analogie frappante entre le fond des instructions du clergé limousin, et celui du discours que l'évoque de Luçon prononça le 23 février 1615, à Toccasion de la présentation solennelle des cahiers du clergé.

32 es >ji>"j-E r»E VIE Eio:xf>i.v>T3 .at ex f? .vdc.j:

CG.l;^;:ae?, à rcilârfcaliao de rb'^r^:? cajvjiisî^. C^iiit daiJears, à c^^tLe ép»o^je, la tendance p^i-rrile du ît. :- :;Tr^z:«r!iî catbC'î.que, da^^i'ir^T au reU)T;r de i'uiiittf de fci -rins ;e p*i}5: el> a^^arait dan< 1^ ciTi-^ers de Uns Jes d cotr^^e?. L^ pr^e^^^-er et pnL.cipal arli^-e du u^ànlal ê^:sco;,»â] oha-v-e :*rVi^:|ie. de € «-iriLer !e roi très cLr^r3,de reoeToir en 5-c»n rc-yà .r^*- coTx.::.e I:l5 de îT^al, les d-^Krrets dia cc^r-cûe de Trente. sah? f'rv;">;i oe toitey.js df^ ir:>.t« de Sat Msj'esibé' el de? lji«ertês de TE^ a:He ^i..joi:;e et des prinl-r^es et ei^îi: plient des cîiaf'iîres >. La pji'icaïioa des car;: us Ok.iicru aires •éiauit- a j:k ye-Jï d j cJer;:ê liïijousin. d'à.; Liât pi J5 ir^-'ie. qae * les iil cii^ eî é'^OT'dves â !v:oriïîer cn:»i<sx.ent de ;our en jc-ur au grand d'icûiL^a^e de la reli^2--'n et de TEUt •.

Lr^ <=j::rq insîrooîioas suivantes cor.*>rTzi'e:A Lrs rvAoh^rrs et les aii«aye?- Four la corr.inaîion àcesgracîs fc-rCriioes, le roi devait •rtJTe c-i'D-tamTijerjî supplie, comme a:;îre:'o;s ses prrircesseurs, de retire ai cier^ê les éi^^^tions- Celle dr!i.anie zî^r-irait. c-nime la prè«r^dente,ajnon:;bre des réformes pr^po^ôes dans la pr:part des cahiers d'j cjer^é de France à cetîe èjvqje. Le gouvernement du r:»]. d'accHjjd en cela avec les évê«qiies, t- la:t opjvsè à cette réforme ari^CïOiicor'iaîaàre- Les d^ mand-^ suivantes du clergé de Lim^'ges étaient i:*eâuc»jup {«lus réalisables. Teiles étaient cel.es qui visaient un supp!-înenî d'informations pour les nomiiiaticns aux évéchés et aux ai>i:»ayes,et des mesures sévères à prendre contre les prélats COQ rêsidents-

Les demandes relatives à rélecMon des airl^essfô cocnnnent Feiislcnce des al»us ^.-u des désordres q li régnaient alors dans que-ques monastères de tîlles en Liir.ousin. Le prerAÎer remède, proposé par le cîer^é de Limoges, est le rvîoar au drv>it d'élection des sif^neures pir les moniales. D*ai:îres ren.èties consistaient, à drrfeclre qu'aucune religieuse ne so:t éîue ai Liesse, a\^\nt qu'il se sc-:t éc:ulé quinze ans depuis sa pro:V*ssion, ou quelle ait exercé lin ofr.ce Ciaustral et atteint IVi^e de quarante a:is; à en >indre *:'\:.resr^fnent â tout évé»^ue de faire olvserver d:^ns les cîoiîres une c.i^re rigoureuse, et d'interdire rentrée de tout n.onastêre à l.'-t^ S'i-nes d»- personnes.

Le clergé de Lim^L^ges s'éîève encore avec force centre le plus CT iiit drrs abus de cc ten:[\s, celui auquel le roi i<*uvait seul r^v.*riirr- cintre le dépîon\Me système des coinmendes, qu'on av3L:t i:.rnie appliqué à des aI«L»ayes chefs d onlre. Ce qui n était Itir zi^j^iis' grave, c étaient les tn\ncs divers des Ivnences à charge c -z:::-^^ qu on c.-ntVrait à des * i>?rsonnes iïîdignt*s et cupides qui 1^ revrLia.ent, ou bien à des eccîosi;\stiqvies încap^illes et non i^tvJ^r.ts. qi: n./i^taîent de mille et mi;!e Lv;ons lt*s prêtres légiv.vjrv r--:'! j-iurvjs p.îr la voie or\îir.viîre, fort cajviMos et ga niant isi rr-ï îrr-'*€ ». Le r:*i deva.t être prié * de mettre îui à ces empièt*r::.e:.is i::.t-.jérai']tr3 sur raulv^ntè des é\ê>|v;ts, en révoquant t/.- jttrs les c:..3::ons de ce genre >, l/exêque de Linioges devait dâr^sce E-éii-e tut der.iander au rvu de p^^rter rcniévie à Tborrible p^djede la -lïiionie et de la coundeuiv, qui ravageait une bonne

partie des bénéfices de son diocèse, et à cet effet le prier de recevoir comme loi d'Etat, une bulle de Sixte-Quint contre les confîdentiaires. A cette époque, en effet, des seigneurs huguenots et même des catholiques usurpaient des biens ecclésiastiques. Ils détenaient sans aucun titre le revenu des bénéfices, ou se faisaient à titre d'affermé et quelquefois à force ouverte le monopole des dîmes. Pour remédier à ce désordre, il suffisait encore, selon les désirs du clergé limousin, d'appliquer les lois existantes et pour cela d'ordonner aux procureurs généraux et à leurs substituts, de sévir contre ces usurpateurs.

D'autres fois, c'était le roi lui-même qui accordait par lettres patentes de grosses pensions sur les fruits des abbayes ou des évêchés, non pas ordinairement à des ecclésiastiques, vétérans du sacerdoce chargés d'ans et accablés d'infirmités, mais à de simples laïques, à ses créatures, à ses officiers, voire même à des femmes *. L'évêque de Limoges voyait un tiers de ses revenus passer à ce genre d'impôt. 2 Le vénérable prélat connaissait bien le remède à ce mal des pensions laïques. Dans un langage respectueux, mais pressant, prosterné aux pieds du roi dont il vénérait la majesté, il le priait dans son mémoire, de respecter les décrets des conciles, de ne pas déroger aux ordonnances du royaume, et d'avoir égard à l'honneur de Dieu. « Sire, disait-il, « il n'y a rien de plus désagréable à Dieu que de commettre des « choses saintes aux personnes profanes et en la propre maison de a Dieu de voir le ravissement et la dispersion des pains de pro- « position mis sur l'autel, et destinés pour la nourriture des seuls « prêtres... Que si ce mal continue plus longtemps, il arrivera que « les fonctions épiscopales seront désormais aux plus vils Simone niaques, au grand scandale de notre religion. Il plaira donc à « Votre Majesté de détourner un tel malheur de l'Eglise gallicane, « et de vouloir abolir une si pernicieuse introduction, défendant « très expressément à toutes personnes, d'impétrer à l'avenir de « telles pensions sur les bénéfices qui sont de votre nomination, « révoquant expressément toutes celles qui auraient été avant « obtenues... »

Deux autres instructions concernaient encore les bénéfices. L'une, la dix-neuvième réprouvait avec force l'abus des réserves ; on n'attendait pas la mort du titulaire pour promettre par engagement son bénéfice à un autre, on mettait ainsi sa vie à la merci de celui qui devait en profiter après sa mort, oc laquelle le plus « souvent il avançait par farons extraordinaires », et on se privait, en se liant les mains, délaisser au moins l'espérance à ceux à qui on ne pouvait donner mieux. « Il plaira donc à Votre Majesté de révoquer toutes les réserves de ce genre, obtenues par surprise ou autrement. » L'autre instruction (22^) recommandait au souverain une meilleure provision des évêchés et des bénéfices à

i. M. Leroux, Chartes, 194-195.

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