‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 449 sur 480 · Ibid., t. XLVJL p · texte numérisé non relu

Ibid., t. XLVJL p

ma d'antres titulaires, par les élus de Tévéque, Bertrand de Maulmont^ (en 1600), Jean de Verthainon (1605; et pendant quarante ans {6e 1622 à 1661, par de grands seijçneurs de la maison de Noailles, qui en firent un bénéfice simple, parce qu'ils se contentèrent, dit Gilles le Duc, de jouir de ses revenus sans jamais résider <.

5" Procès de r archidiacre Pierre Maillard.

Quand Tarchidiaconé devint vacant an mois de septembre 1661, par le décès de Gabriel de Noailles, doyen de Rodez, le chapitre de Liaio^çes le conféra à Henri Brujçière, prêtre, docteur de Sorbonne et lieutenant j^^énéral en la sénéchaussée et siège présidial de Limoges, qui prit de fait possession de ce bénéfice et y fut installé. De son côté, lévèque François de la Fayette avait en même temps pourvu de cette dignité son officiai et son grand-vicaire, Pierre Maillard. Ce dernier titulaire se trouvant lésé dans ses droits par la nomination du chapitre, en appela comme d'abus au Parlement de Bordeaux. La Cour de justice nomma alors rapporteur de cette affaire M. de Mirât, dont on a conservé les Mémoires. On y voit que Pierre Maillard reprochait à son adversaire « des violences, des vexations, des chicanes, des enlèvements de fruits à main armée ». On y démontre que les prétendues collations faites par le chapitre à diverses dates étaient nulles, parce qu'il y avait toujours eu des chanoines qui avaient protesté contre ces actes, « ne voulant pas donner leurs sufi'rages à des entreprises si manifestes contre le droit de Févêque » 2.

Par arrêt contradictoire du 20 avril 1669, la Cour de Bordeaux maintint Févéqne de Limoges dans son droit de collation et fit défense à son chapitre et à tous autres de l'y troubler à l'avenir. Depais lors, Pierre Maillard demeura paisible possesseur de Tarchidiaconé de Malemort. Quelques jours avant sa mort, en mai 1693, il passa en faveur de son neveu Pierre Noël Maillard une procuration ad resignandum qui fut admise en cour de Rome et suivie d'une prise de possession réelle et personnelle.

4o Procès de Varehidiacre Noël DroueL

Après le décès de ce dernier titulaire survenu le 2 mai 1694, Tévèque de Limoges, Louis d'Urfé, pourvut de cette dignité d'archidiacre le 30 mal suivant, Noël Drouet, son officiai. Celui-ci ayant voulu prendre aussitôt possession de son bénéfice, les chanoines s'y refusèrent, parce qu'ils prétendaient revenir sur l'arrêt de 1669. Noël Drouet se fit alors installer « dans la forme » par un notaire apostolique. Deux simples clercs, l'un de Paris, l'abbé Louis Hennequin et l'autre de Bordeaux, Léon de Lalaune, pourvus successivement de l'archidiaconé par le chapitre donnèrent en forme leur démission, après avoir examiné et reconnu la nullité du droit des chanoines, qui leur fut confirmée par plusieurs consultations d'avocats sur cette affaire 3.

1. Bulletin de Limoges, X. XLVI, p. 330 et t. XLVII, p. 1&0 et Mélanges imprimé» de Legro9, X. Il de M. Dacourtioux.

V. Voir les doux factam du procès dans leg Mélangea imprimée de Legroê in-4. t. II, ches M. Ducottrtîeux, libraire à Limoges, et l'article de M. Lecler, Bulletin de Limoges^ t. XLVII, p. 151.

3. Archives de la Baute- Vienne, O, n, 33-1. Sfémoiro mss. de Micl^el Boufd9D, compçsé Yort 1690.

L'évêque de Limoges étant venu à mourir sur ces entrefaites (i««' juillet 1695), le roi nomma en vertu du droit de régale à Tarchidiaconé de Malemort, Pierre de Verthamon, prêtre, docteur en Sorbonne et vicaire général de Nantes. Le chapitre de Limoges prit acte de cette nomination et installa quelques jours après, 44 décembre 1695, Pierre de Verthamon c en la réelle, actuelle et corporelle possession de Tarchidiaconé ». Néanmoins les vicaires généraux du chapitœ refusèrent d'apposer leur visa sur le brevet de nomination du régaliste. Mais celui-ci l'obtint à Tinsu de Tarchevèque de Bourges, d*un de ses vicaires généraux ^.

Cependant Tarchidiacre Noël Drouet avait formé son opposition contre la nomination irrégulière de Pierre de Verthamon. Le procès, instruit en la cour du Parlement de Paris, fut terminé par un arrêt du 22 mars 1698 qui faisait droit à la requête judiciaire de Noël Drouet (docteur en théologie), en date du 23 mars 1696, le maintenait dans la possession et jouissance de Tarchidiaconé et faisait défense de Ty troubler 2... Après la mort de ce titulaire en 1702, Tévèque de Limoges François de Ganisy pourvut sans aucune opposition de son chapitre, de la dignité d'archidiacre, son secrétaire Jean Michelon, qui en jouit paisiblement sans aucun trouble 3. Ainsi se termina par la reconnaissance des droits de Tévêque cette affaire de l'archidiaconé de Malemort, qui avait duré plus d'un siècle.

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