M88. n. 13, t. II, p. 463, 4 p. de détails
3. Bulletin de Limogea ^ t. XLVI, p. 331. On peut voir dans ce fait l'explication de la conciliation de l'évéquo de Limoges à l'égard du chapitre sur le privilège d'exemption, chacune des parties adverses faisant à l'autre une concession. « L'archidiacre Jean Michelon mourut au séminaire de Limoges le l'2 janvier 1731, &gé de quatre-vingt-un ans *. Mss. n. tl, p. 68.
l'instruction publique au dix-septième siècle dans le diocèse de limoges
Après la défense de la foi, une des plus importantes attributions dela charge épiseopale avant la Révolution, fut le soin de Tinstruction publique. L'évêque en était le véritable ministre pour son diocèse. Il fournissait à la fois et le personnel enseignant, et la plus grande partie des ressources qui permettaient d'élever Tenfance et la jeunesse. Il réunissait en sa personne les pouvoirs exercés aujourd'hui par le préfet et le recteur. Par ses vicaires généraux, par le grand chantre de son chapitre, par les supérieurs de ses couvents, par ses curés ou par lui-même, il instituait, inspirait, dirigeait, inspectait tous les maîtres et maîtresses. L'Etat ne se contentait pas de lui reconnaître tacitement ces attributions ; les rois les lui avaient confirmées par de nombreuses déclarations *. D'autre part, l'Eglise représentée par ses conciles avait eu soin de stimuler l'ardeur des prélats pour l'instruction de la jeunesse. Notre but dans ce dernier chapitre de notre étude est de montrer, comment les évêques de Limoges du dix-septième siècle répondirent à cet appel, et comment la multiplication de leurs œuvres scolaires attesta l'universalité de leur sollicitude pastorale.
I. L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DIOCÉSAIN on fonctionnement particnlier dn Séminaire des Ordinands.
Au point de vue de l'instruction supérieure, plusieurs établissements avaient été créés hors de la province par des Limousins illustres, pour fournir aux moins fortunés de leurs compatriotes le moyen de suivre les cours des Universités. C'est ainsi que vers 1318, un prélat de la famille de Pompadour, Guillaume de Chanac, évèque de Paris, et patriarche d'Alexandrie, avait fondé dans la capitale, rue de Bièvre, près la place Maubert, le collège Saint-Michel, où des bourses nombreuses et l'administration même de la maison étaient réservées à des Limousins 2. Deux collèges de Toulouse, celui de Saint-Martial, établi en 1359 par le Pape Innocent VI, et celui de Sainte-Catherine, créé en 1379 par le cardinal de Pampelune, Pierre de Selve, recevaient également les pauvres étudiants de cette province 3.
Nous pouvons d'autre part considérer, comme appartenant à l'enseignement supérieur, dans le diocèse de Limoges, le collège des Jacobins de cette ville, celui des Récollets de Guéret, où l'on n'enseignait que la philosophie, la théologie, les sciences et mathématiques ; les cours de philosophie et de théologie établis à des dates diverses dans le collège des Jésuites, et les mêmes cours institués en 1659 dans
l. M. l'abbé Sicard, L'ancien clergé de France ^ t. I, p. 437.
S. L'ordre de Grandmont avait depuis 1584 à Paris un collège spécial, l'ancien collège Mignon, situé près l'école de Médecine actuelle. Cf. infra. 3. Dictionnaire de Pédagogie, Hachette, 1887, t. II, v*> Limousin.
APPENDICE m B89
rabbaye bénédictine de Solignac *. Mais rétablissement de ce genre le plus intéressant à connaitre ici, dans son mode d'entretien et dans sa direction, puisqu'il a été le seul à sunivre de nos jours dans les mêmes conditions d'exercice, c'est le séminaire des Ordinands.