‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 59 sur 480 · Des Frères-Prêcheurs de Limoges notamment · texte numérisé non relu

Des Frères-Prêcheurs de Limoges notamment

Pères avaient institués dans leur petite chapelle de la rue de la Chancellerie*.

Le clergé paroissial des autres villes et des campagnes subit aussi la même influence. En efTet, dès 1599, nous voyons révêque remettre en honneur, sous Tinspiration des Pères, la tenue régulière des synodes diocésains, à Pâques et à la Saint-Luc 2, et la pratique des visites pastorales, jusqu'alors si négligée. Cette démonstration du zèle épiscopal était vraiment de bon augure pour l'avenir religieux du diocèse. C'était déjà l'application des principaux moyens de réforme ecclésiastique.

Notre prélat vaquait à ses tournées de confirmation, en été particulièrement ; il visitait chaque année un quart de l'étendue de son diocèse, soit environ deux cent cinquante paroisses 3. L'éVèque se faisait accompagner habituellement de quelques religieux Jésuites et Récollets. Ils les chargeait parfois de seconder ses collaborateurs officiels, en leur signalant, d'après leur enquête, les abus qui devaient être l'objet de ses ordonnances. Mais ces religieux ne remplissaient ordinairement que l'office de missionnaires ou de prédicateurs, et avaient pour but de préparer les fidèles à recevoir des mains du prélat la sainte communion. En vertu d'un privilège spécial accordé par le pape, ceux qui assistaient dans ces circonstances aux sermons des Pères Jésuites gagnaient de précieuses indulgences, s'ils communiaient. Au cours de la visite pastorale de 1608, l'évêque de Limoges distribua la communion à plus de trois mille adultes. Dans cette môme tournée, le P. Guillaume, Jésuite, réussit à convertir un certain nombre de protestants, dont plusieurs ministres. Il amena encore des gentilhommes catholiques à restituer les biens d'église dont ils s'étaient emparés, à l'exemple des seigneurs calvinistes, pendant la guerre civile. Pendant ces visites épiscopales, les religieux qui l'accompagnaient, s'occupaient aussi de l'instruction des enfknts et distribuaient au peuple quantité de catéchismes élémentaires rédigés en langue vulgaire *.

L'évêque donnait la tonsure et les ordres dans les principales villes à une foule de sujets et de clercs. Dans sa première tournée de 1599, Henry de la Martonie tonsura à Felletin, à Aubusson et dans quelques autres endroits, plus de quatre cents jeunes gens presque tous de ces villes ou dés environs. Dans la même occasion, il ordonna à Meymac cent soixante-et-un prêtres ^.

i, l\ s'agit ici de l'usajre des retraites spirituelles.

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