‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 66 sur 480 · I. La famille de Rajrmond de la Martonie · texte numérisé non relu

I. La famille de Rajrmond de la Martonie

Henry et Geoffroy de la Martonie, évêques de Limoges et d'Amiens, avaient deux frères aînés, Gaston, seigneur de Saint- Jean- de-Côle et Jacques, seigneur de Puyguilhem,qui se distinguèrent, à l'exemple de leur grand-oncle Robert, dans la carrière diplomatique. Ils furent tous deux ambassadeurs du roi, le premier à Rome, le second à Venise et en Espagne ^ Henri III nomma Taîné de ces diplomates, Gaston de la Martonie, en récompense de ses services auprès du pape, chevalier de l'Ordre du Roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre. Les deux frères eurent une postérité assez nombreuse.

Gaston se maria en Limousin : il épousa, le 17 mai 1573, Françoise de la Bastide, veuve de François de Carbonières, marquis de Sâint-Brice ^, et fille d'Annet de la Bastide, seigneur de Coignac 3, baron de Chàteaumorand *. Il vivait encore en 1616 à Saint-Jean-de-Côle et portait alors le titre de baron de Bruzat ^. Gaston de la Martonie eut trois fils et deux filles. Raymond Mondot, le plus jeune des garçons, naquit vers 1577 ou 1578; c'est le futur évêquede Limoges. Sa sœur aînée, Claudine, fut la première femme de Jean-Louis de Gain, baron de Linards, colonel de cavalerie, tué en 1641 à la bataille de Sedan 6. Françoise, la cadette

1. Bibl. Aa^, cabinet des titres. Mss. Dossiers bleus, n. 432, p. 98.

2. Mss. Collection Périgord. Dossier Lespine, t. CLI. François de Carbon nières, seigneur de plusieurs terres en Limousin (dont le fief de Saint-Brice, près Saint-Junien) et gouverneur de la citadelle de Lyon, avait épousé en août 1Kî9 François de la Bastide. Il était mort en 1570. Nobiliaire de Limoges, t. IV,

3. Commune aujourd'hui du canton de Saint- Laurent-sur-Gorre (Haute- Vienne). Potiillê deNadaudj 198.

4. Le château de ce nom, dont on trouve encore des vestiges sur un monticule escarpé, qui s'élève près Saint-Junien, sur les bords de la Glane, fut démoli en 1543 par suite d'une assignation lancée contre le seigneur du lieu par le vicomte deRochechouart. Plus de soixante ans après, le 8 juillet lfi07, le parlement de Bordeaux rendit un arrêt en faveur d'Annet de la Bastide, seigneur de Coignac et baron de Chàteaumorand, qui lui permettait de rétablir son château. II n'en fit rien. Abbé Arbellot, Chi^nique de Maleu. Paris, 1847, p. 203.

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