‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 68 sur 480 · Peut-être faudrait-il lire ici, comme date · texte numérisé non relu

Peut-être faudrait-il lire ici, comme date

2. La cession des biens fut ratifiée, le 26 juin suivant, à révéché de Limoges, en présence de vénérable Martial, chanoine de Saint-Etienne, et de Drillet, curé de la cité. B. N. Mss. Carrés d'Hoziers, n. 418, p. i2ô. Claudine était fîUe d'Antoine de Beaupoil, sénéchal du Périjrord, et de Jeanne de Bourdeilles. La famille de lieaupoil, ori;iinaire de Bretagne, s'était établie au quinzième siècle en Limousin. Elle avait acheté vers 14()r5 de la maison de Lignerac la terre et seigneurie de Saint-.Aulaire, près Uzerche. Nnbiliaire de Limoges.

3. ÎA' château de Caussade, qui subsiste encore intégralement, est situé à une lieue et demie nord de Périgueux. Notons que tous les détails généalogiques donnés ici sont tirés de la Collection de Périgord. Dossier, Lespine. Mss. de la Bibl. Nat., t. LX et t. CLl.

4. Ce furent surtout les protestants qui ruinèrent Boschaud au seizième siècle.

11 ne resta plus, après leur passage, que le chceur et l'abside de l'égli.se abbatiale, ouvrage admirable qui fait regretter la partie détruite de l'édifice. G allia christ., t. II, p. \:m.

h. Gallia rlirirJ. I-a branche des seigneurs de Caussade, qui ont été les derniers à porter le nom de la Martonie s'est éteinte à Périgueux vers le milieu du dix-neuvième siècle. Le comle de Galard a rapporté à M. de Falvelly qu'il avait connu, vers 184,^», le dernier de cette race, qui était un officier en retraite. P. Paulin, Histoire de Saini-Jean-de-COle^ p. 81.

II. Raymond *de la Hartonie, chanoine et prévôt de Notre-Dame

d'Amiens.

Tout nous permet de croire que le troisième fils de Gaston de la Martonie, Raymond, no peut-être à Rome vers 1577, durant l'ambassade de son père, reçut avec ses frères, en partie dans sa famille, une éducation des plus soignées. Ses parents ayant décidé, selon l'usage des familles nobles de ce temps, de vouer à TÉglise un de leurs enfants puînés, firent donner au jeune Raymond (il avait dix à onze ans en 1587), la tonsure par le saint évêque de Périgueux, François de Bourdeilles i. Le nouveau clerc obtint alors, par la résignation que lui en fit son oncle Henry, nommé évêque de Limoges, et grâce au consentement du roi, le bénéfice du prieurécommende de Saint-Jean- de-Côle 2. Il devait sa vie durant conserver ce titre, en vertu d'une faveur apostolique, contenue dans un acte consistorialdu3aoûtl6i5 ^.ATâgede quinzeansenviron (vers 1592), quand il eut achevé ses humanités, Raymond fut attaché à la maison de son oncle Geoffroy de la Martonie, évêque d'Amiens. C'était pour le jeune clerc, à cette époque où Ton manquait de séminaires en France, la meilleure école de préparation aux ordres. Cette voie parut en même temps aux parents de Raymond la plus sûre pour le faire parvenir aux honneurs ecclésiastiques. Jacques de la Martonie, premier seigneur de Puyguilhem, ayant alors raisonné de même à l'égard de son fils aîné Geoffroy, qui se destinait aussi à une carrière d'église et était à peu près du même âge que Raymond, les deux jeunes cousins tonsurés se trouvèrent donc réunis au palais épiscopal d'Amiens, pour y recevoir leur éducation cléricale sous la direction ou du moins la haute surveillance d'un des plus saints prélats du royaume. Ils répondirent tous deux aux vœux de leur famille, comme nous le prouvent les distinctions dont ils furent honorés. Leurs études théologiques étant terminiinées vers la fin du seizième siècle, Tévêque d'Amiens conféra à chacun de ses neveux, une prébende canoniale, parmi les quarantetrois de son Chapitre qui étaient toutes à sa collation *. Par suite, les deux nouveaux chanoines durent être promus dans l'année à l'ordre du sous-diaconat ^ Mais, entraînés par le courant général de la mode des clercs nobles de cette époque, qui retardaient jusqu'à la veille d'une promotion à une dignité quelconque, l'avancement

1. Ce prélat, qui siéj^ea de 1575 à 1600, était l'oncle du sénéchal André de Bourdeilles et l'ami intime d'Antoine de Montagrier. Note extraite des Mss. Coll. Pêvigord,

2. Ce qui nous permet de fixer la date de 1587 pour la tonsure de Raymond et la collation du prieuré, c'est le fait certain que son oncle Henry, une fois promu à Tépiscopat, ne pouvait, en vertu dos règles en vigueur, garder ce bénéfice. Le document suivant confirme d'ailleurs ces hypothèses.

3. Biblioth. Nat. Fonds latin. Actes consistoriaux, n. 12, p. 5(57. Mss. p. 417.

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