Mss. n. 33, p
3. Laforest, Limoges, p. 328, et Picot, Essai historiquey t. I, p. 181.
4. Voir plus loin notre étude sur les confréries laïques de dévotion.
qui combattaient l'une et rejetaient les autres ^. Etait^il bon critique, lui-même? C'est douteux, mais nous n^vonspas à l'examiner ici. C'est à ce sujet que Bardon de Brun adressa «n 1620 au cardinal Beilarmîn, une dissertation en latin, sous forme de lettre K Enfin accablé de maux, le saint prêtre vil arriver la fin de sa vie d'un air tranquille. Pendant les derniers jours de sa maladie, le peuple, rempli d'un pieux enthousiasme, accourait en foule à la maison de Petiot de Chavagnac, où demeurait Bardon, comme tuteur des enfants de son beau-frère. Toute la ville fut témoin des sentiments édifiants du saint prêtre, à son lit de mort. L'évêque Raymond de la Martonie, qui, depuis longtemps, lui avait permis de faire célébrer la sainte messe dans sa chambre, le visita plusieurs fois à ses derniers moments ^. Bardon mourut le 19 janvier 1625, âgé de soixante-et-un ans. Plusieurs communautés religieuses, les Jésuites, les Dominicains et les Récollets, se disputèrent le bonheur de posséder son corps ; mais le clergé de Saint-Pierredu-Queyroix, sa paroisse, plus hardi, l'enleva de vive force, le transporta dans son église, et l'inhuma fort honorablement dans le tombeau de sa famille *.
Quarante jours après, le 2 mars 1625, troisième dimanche de carême, le vicaire général de Limoges, Pierre Talois, prononça dans l'église de Saint-Pierre, au milieu d'une foule immense, l'oraison funèbre de Bardon de Brun ^. L'éloge qu'il fit, en présence de tout , Limoges, des vertus, du savoir, de l'esprit de pauvreté et d'humilité, de l'amour des souffrances, ce qu'il publia des maximes du saint prêtre, offrit à ses auditeurs un intérêt d'autant plus grand, que ces détails biographiques étaient rapportés avec plus d'exactitude, par un ami intime de ce héros. Dans la péroraison de son discours, l'orateur faisait prévoir le jour où « ce phénix, dit-il, renaîtra de sa cendre, et paraîtra parmi les enfants de Dieu, environné de gloire, qui augmentera le nombre des autres saints de ce diocèse » ^.
i. On remarquait alors, parmi cescriUques éclairés, le chanoine Descordes, qui résigna sa prébende de Saint-Etienne en 1632 pour se retirer à Paris.
2. Cette dissertation, qui remplit sept pages in-folio, a été insérée dans VHittoire de Saint-Martial du P. Bonaventure de Saint-Âmable, imprimée à Clermont chez Jacquard en 1670, t. I, p. 25. Nous avons encore de Bardon une prose en l'honneur du même apôtre, qu*il composa pour les ostensions de 1^, et qu'on peut voir à la fin du t. II du même ouvrage. U avait composé précédemment une tragédie de saint Jacques, en cinq actes et en vers, imprimée à Limo> ges, chez H. Barbou, en 1596, in-8 de 180 pages, jouée par les pèlerins, confrérie laïque de Limoges. Cette pièce a été louée par le poète Jean de Beaubreuil, cf. Laforest, ibid.y p. 336. On cite encore de Bardon d'autres opuscules.
3. Le P. Petiot, jésuite, auteur de la vie de Bardon, nous apprend dans la dédicace de son ouvrage à François de la Fayette, que ses prédécesseurs les é vaques de la Martonie, avaient entouré cet homme de bien d'une très particulière affection.
4. Bu Boys et Arbellot, Biographies Uniotisines, Limoges, 185i, p. 48, 49.
5. Elle fut imprimée Tannée suivante sous ce titre : « Sermon sur la vie exemplaire et la fin bienheureuse du vénérable M. Bardon de Brun, prestre de Limoges... prononcé en Téglise paroissiale de Saint-Pierre... à Limoges, par Nie. Chapoulaud, 1626.