L'abbaye valait trois livres de revenus en 1760. PmtiUiK
3. Petite ville de la Creuse, où étaient un»i prévôté dc-sservie par six prêtres séculiers, et une cure en ville murée de d**ux mille trois c-ent cinquante communiants en 1750. PouilU' historiifiw, p. 380.
4. L'église et quelques parties de l'ancienne abbaye ont été conseiTées. Mais le gouvernement français, après en avoir chassé pendant la Kévolution les derniers moines, a transformé le couvent, en 1810, en maison centrale de détention, puis en a fait, en 1871, une caserne d'infanterie dite des Bénédictins. Ducourlieux, Limoges, Plans, p. 157.
de la. Cour, le contrat d'union de Tabbaye de Saint-Augustin avec la congrégation réformée de Lorraine, dite de Saint- Vannes ^. La réputation de cette dernière réforme engagea successivement plusieurs autres abbayes du royaume à embrasser les mêmes observances. Les premières qui les firent adopter par leurs religieux, suivant ainsi l'exemple de Jean Regnaud, furent les abbés de Saint-Faron de Meaux, de Saint-Julien de Noaillé (diocèse de Poitiers), de Saint-Pierre de Jumièges et de Bernay (diocèse de Rouen). Didier de la Cour envoya quelques-uns de ses religieux dans ces difTérents monastères, pour y introduire la pratique exacte de la règle primitive de Saint-Benoît. Mais, comme il paraissait difficile de réunir toutes les maisons réformées, sous l'autorité d'un supérieur résidant en pays étranger (la Lorraine ne faisant pas alors partie de la France), on prit le parti d'ériger en France une congrégation dans le même esprit et sur le même pied que celle de Saint-Vannes, mais qui serait distincte et indépendante 2. L'abbé Regnaud fut un des plus zélés pour ce projet. Ses religieux l'ayant adopté, il engagea des pourparlers avec Didier de la Cour, qui accepta la disjonction de l'abbaye de Saint-Augustin, en 1617, et en forma, de cette manière, le berceau de la nouvelle congrégation 3. On la nomma la réforme de Saint-Maur, du nom d'un des premiers disciples de saint Benoît. Elle fut autorisée, en 1618, par des lettres patentes du roi, et approuvée par une bulle du pape du 17 mai 1621.
Les plus grands personnages, le roi, les cardinaux, les évoques, les magistrats témoignèrent un vif intérêt à cette réforme, qui fut adoptée successivement, en France, dans cent quatrevingt-six abbayes ou prieurés conventuels de Saint-Benoît. Parmi les maisons les plus florissantes de cette congrégation, on compta bientôt Saint-Denis, Saint-Germain des Prés, Saint-Remi de Reims, Marmou tiers (près Tours), etc.. Les premiers religieux partageaient leur temps entre la prière et l'étude ; on leui» dut la restauration de plusieurs anciennes abbayes, et la construction de belles églises. La congrégation de Saint-Maur produisit surtout un grand nombre de personnages distingués par leur piété et surtout par leur érudition *.
Jean Regnaud, abbé de Saint- Augustin, avait donc, le premier en France, adopté la réforme de Saint-Vannes, puis celle de Saint-Maur. Cet honneur suffît à rendre immortel le souvenir de sa tâche dans les fastes de l'Église gallicane. Pressentant sa fin prochaine, l'illustre abbé résigna, en 1621, son titre en faveur de dom Maur Dupont, prieur claustral de Saint-Augustin. Il s'éteignit, plein de mérites, le 31 janvier 1622. A sa mort, le monastère bénédictin comptait douze offices claustraux, et dix-huit religieux profès ; il recevait douze novices par an s.