Potiillé historique f p
plus romarquables, les PP. Guillaume Guibert, Hyacinthe Croiichaud, Pierre Poilevée, Pierre Chasta^nac et Micliel Bonardeau. L'auteur de la chronique dominicaine les représente particulièrement comme de « vivants exemples » de leur Père fondateur saint Dominique '.
Le P. Bonardeau, originaire de Saint-Germain, était encore jeune prêtre, lorsqu'il fut choisi, en l(H9, pour introduire la réforme dans le couvent (le Brives '-. Après avoir accompli cette (Euvrc, et s'être acquitté de diverses charges dans plusieurs autres couvents du Midi, il s'employa à prêclier TAvent et le Carême dans les principales villes du diocèse de Limoges, notamment à Bourganeuf, Ussel, Felletin, au Dor-at, etc., et à établir la confrérie du Rosaire dans une foule de paroisses. Il se montra en tout un véritable émule du P. Le Jeune, son contemporain. Sept ans avant sa mort, il accepta la cure de Beynîic, annexée à son couvent ^, et y travailla avec tant de soin, qu'étant venu au synode, révèipie Louis d'Urfé le remercia des grands services qu'il rendait à son diocèse, le priant de vouloir bien les continuer. Il mourut le 15 avril IHiH), au couvent de Limoges, àTcige de soixante-treize ans environ '*.
5** Réforme bdnédictme ù V abbaye de la Règle.
Notre-Dame de la Règle était une abbaye de filles, à qui Ton donna ce surnom i( ad rcrjvlam », en 817, ou Tan 1031, au concile de Limoges, à cause de la piété des religieuses, qui observaient exactement la règle de saint Benoît. Fondé aune époque des phis reculées mais inconnue, sur la paroisse de Saint-Domnoiet, dans la cité de Limoges, dont il occupait nn cinquième de la superficie, ce monastère fut rebâti par Louis le Débonnaire, Tan 817 ^. Il était
L Hulh*thf df> Liniofjps, t. XL, p. 3.*î'2 »^t siiiv. Tous les détails qui pn'Cf'diMit sont tirés, en grande partie, de la chronique dominicaine rapportée dans (*e bulletin. Lire dans Latjlrhe de Ueipjnet'ort les notices édifiantes, qu'il a consacrées aux Krères- Prêcheurs dont nous citons ici los noms.
%. De lîcrnaire nous apprend (|u"il y avait, en IHVKS, trente-six religieux de la réforme (ians les deux couvents de Limojjjes et de Brive.
3. C'était une cure régulière, située dans l'arclùprétré de la Meyze, à deux bonnes lieues de Limosces, prés Aixe-sur-Vienne. l'n prif»uré réjrulier y était annexé. On représenta au pape, en KiOfi, que les dix-huit relipeux du couvent des Jacobins de Limoges n'avaient pour tout revenu que 8(J écus. Le pape, par bulle «lu 14 mai Ili06, unit à ce couvent le prieuré-oure (ie Beynac, à condition que le prieur des Frères- Pi'écheurs ferait desservir cette paroisse par un ecclésiastique ou par un régulier.