‹ La réforme chrétienne des études classiques [microforme]Chapitre 26 sur 49 · LANGUE LATINE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

LANGUE LATINE CHRÉTIENNE

Vous voulez donc qu’on n’étudie plus le latin, m'objecte-t-on ? C’est ce qui résulte évidemment de tout ce que vous avez prétendu démontrer. Mais une telle prétention est exorbitante ; elle fait injure à la science; elle outrage même l'Eglise, qui s’est approprié la langue des anciens maîtres du monde et qui veut qu'on l’étudie. ,

Il me plaît de voir les adversaires de la réforme de l’enseignement se mettre sous le couvercle de cette objection, lorsqu'ils se sentent malmenés sur la question du latin. Ils ne manquent jamais de s’y accrocher, car c'est leur dernière planche de salut.

Puisqu'en désespoir de cause, ils en appellent au latin que parle l'Eglise, je leur avouerai que c’est justement là où j'avais désir de les amener. Le latin de l'Eglise, le latin des Pères, le latin des écrivains catholiques, tant ecclésiastiques que laïques, voilà le vrai latin que nous devons étudier et apprendre. - Tous ceux qui, comme moi, ont combattu et combattent encore la méthode païenne, n’ont jamais parlé contre ce latin-là; bien au contraire ; ce qu’ils sollicitent avec toute l’ardeur dont ils sont capables, c'est qu’on le remette en honneur et qu’on ne cesse de s’en nourrir. Le latin qu’ils rejettent et dont ils regardent avec raison l'étude exclusive comme une absurdité, c'est le latin païen. Ah! bien, par exemple, répliquent les adversaires, voilà qui

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