DERNIÈRE OBJECTION A PROPOS DU LATIN PAIEN
Votre thèse contre le latin païen, me dit-on, n’est pas facile à renverser ; C’est au moins ce qui semble au premier coup-d’œil. Une chose cependant donne à croire qu’elle n’est pas très-solide, bien que les apparences soient en sa faveur. Il ressort de tout ce qu: vous avez prétendu démontrer qu'il est absurde de travailler sur le latin païen pour apprendre un latin que la société actuelle puisse parler, Si vous êtes dans le vrai, comment le Pape a-t-il pu, dans l'encyclique Znter multiplices recommander aux jeunes gens l'étude simultanée des écrivains païens les plus célèbres et des ouvrages si sages d2s saints Pères pour se former à l’art de parler avec éloquence et d'écrire élégamment ? N’auraitil pas dû, au contraire, défendre absolument l'étude des auteurs païens ? Il y a du louche quelque part; et, comme le Pape ne peut p:s se tromper, c'est vous évidemment qui êtes en défaut.
Au fond, cette objection n'a encore rien de sérieux. Que dit, er effet, le Pape, dans l'encyclique Znter multiplices, relativement aux auteurs païens, comme objet des études ? Il recommande l'étude de ces auteurs les plus célèbres, non pas tels qu’ils sont, mais purifiés de toute souillure, ce qu’on omet souvent de citer. Or, ces recommandations, prises avec les limites qui les circonscrivent, équivalent à dire qu'il est avantageux, même au point de vue littéraire, d'étudier les auteurs païens en ce qu'ils