‹ La réforme chrétienne des études classiques [microforme]Chapitre 33 sur 49 · IEN · texte numérisé non relu

IEN

as facile à coup-d’œil.

très-solide, rt de tout e de travail- société acent le Pape mander aux les plus cése former à :? N’auraitdes auteurs le Pape ne y, en défaut.

1x. Que dit, ces, relative- ? Il recomas tels qu'ils souvent de nites qui les 1x, même au sen ce qu'ils

ont de conforme au bon, au vrai et au beau naturel. Le P ne dit ni plus ni moins que cela ; il ne dit que cela sb J'ai déjà admis, et tout le monde admet aussi auouù trou chez les païens le bon, le vrai et le beau naturels; mais j'ai fi k en même temps remarquer qu'ils n'appertiennent pas * a nisme. Ils sont l'héritage commun de l'humanité et tr le bien propre de l'Eglise, puisque l’ordre surnaturel pa le maintient l’existence ici-bas, repose sur l’ordre nat . fondement, oi Le bon, le vrai et le beau naturels, sont donc de tous les ter et de tous les lieux. Quand les anciens Romains les ont fuit ressortir et valoir, ils n’ont pu parler que convenablement ; lou langage alors, comme les choses qu’il exprime, n’est pas ï ri ne leur est plus exclusivement propre. Il peut tte " fait même réellement partieintégrante de la langue tiluretsélie Ainsi donc, rien dans l’encyclique Znter multiplices n'infirme les conclusions que j'ai tirées contre l'étude du latin païen ; al les confirme bien plutôt, puisque le Pape ne recommande d'ét \ dier les auteurs païens que dans les parties qui ne sont paï . ni pour le fond, ni pour la forme. Los

PROPHÉTIE ET HISTOIRE.—RÉFORME PROPOSÉE PAR MGR, GAUME. ACCUEIL QUE CERTAINS LUI ONT FAIT,

Après avoir raconté. dans un style divinement énergique et sublime, la condamnation de Rome païenne, la grande prostituée qui avait corrompu toutes les nations de la terre, l'apôtre saint Jean continue en disant :

u« Et je vis descendre du ciel un Ange qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne à la main. Etil prit le dragon, l'ancien serpent, qui est le diable et Satan, et l’enchaîna pour mille ans. Et l'ayant précipité dans l’abîme, il le ferma et le scella sur lui, afin qu'il ne séduisit plus les nations, jusqu’à ce que ces mille ans soient accomplis, après quoi il doit être délié pour un peu de temps... Et après que les mille ans seront accomplis, Satan sera délié; et il sortira de sa prison, et il sé. duira les nations qui sont aux quatre coins du monde. »

Voilà la prophétie ; voici maintenant l’histoire. La chute définitive de Rome païenne, prédite par saint Jean, eut lieu en l’an 476, et pendant les mille ans qui suivirent, se produisit et se développa jusqu'à son apogée la civilisation chrétienne. L'Europe, tirée d’une affreuse barbarie, se constitua en Etats d'autant plus parfaitement organisés, que le Christianisme pénétra profondément leur législation, qu'ils regardèrent comme un impérieux devoir de reconnaître la suprématie de l'Eglise sur eux, de la traiter en souverain et d'obéir scrupuleusement aux

Page 1