‹ La réforme chrétienne des études classiques [microforme]Chapitre 40 sur 49 · LE CONCILE D'AMIENS · texte numérisé non relu

LE CONCILE D'AMIENS

Ayant entendu de si nombreuses, de si graves et de si respectables autorités qui déposent en faveur de la réforme chrétienne de l’enseignement, l'on ne devra pas s'étonner que des conciles provinciaux aient regardé comme un devoir de premier ordre d'en prescrire et d’en presser la mise en pratique, C’est ce qu'a surtout fait le concile d'Amiens, tenu le 15 janvier 1853, sous la présidence de Son Eminence le cardinal Goasset,

Ce concile a beaucoup appuyé sur l'éducation de la jeunésse, et, dans les règles qu’il donne à suivre en cette matière, il nefait rien autre qu’exposer la méthode chrétienne. Malgré les intrigues que les adversaires ont fait jouer à Rome, ses actes et dé: crets ont été confirmés par autorité apostolique. Le témoignage du concile d'Amiens, dans l’importante question qui nous occupe, est done d’un poids considérable, et bien aveugles et bien entêtés seraient ceux qui, après avoir comparé ses prescriptions sur l’enseignement avec les pratiques de la vieille routine, que nous suivons toujours comme si nulle protestation ne s'était fait entendre, prétendraient que tout va pour le mieux, et que les quelques modifications qu'il est convenable d'opérer sont insignifiantes au fond.

Voici d’abord quelles sont les règles générales que pose le concile d'Amiens, relativement aux études :

« Le principe fondamental, qui doit présider au régime des

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