‹ La Réforme Dans Le Comté De MantesChapitre 17 sur 30 · LE AA · texte numérisé non relu

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la place de signatures. Les moines n’ont pas dû‘avoir beaucoup de peine pour provoquer la conversion de gens qui ne suivaient aucun culte et qui, après leur adhésion à l'Eglise romaine « vécurent comme auparavant, sans faire aucun exercice religieux ! ».

Quelque temps avant la Révocation, les capucins de Limay demandèrent encore une fois la démolition du Temple, sous prétexte que les chants de Marot troublaient leur messe. Les Catholiques mirent tant de zèle à exécuter les instructions du clergé, que le Temple fut démoli avant même que l’ordré royal fut arrivé à Mantes. C’est ce qui résulte du procès-verbal qui se trouve à la Mairie et que nous donnons dans l’Appendice.

On trouve encore à Limay, sur le mur d’un jardin, cette inscription vénérable, qui sent son xvr° siècle: «Rue du Prèche. » C’est le seul vestige du Temple.

Deux jours après la démolition du Temple de Limay, le samedi 27 octobre 1685, le subdélégué de. l’Election se transporta avec des macons et des charpentiers et accompagné des huissiers et des archers de la maréchaussée pour faire démolir le Temple d’Avernes. Dix jours après la Révocation il n’y avait plus de lieux de culte dans notre contrée.

H y avait à Mantes une succursale du Séminaire des Sœurs de l’Union chrétienne de Paris dont le règlement fut fait par Bossuet. Elle fut en peu de temps remplie de nouvelles catholiques que la Cour y envoyait ?.

Tous les Protestants mantais n’abjurêrent pas ou

ne quittèrent pas leur ville pour aller en exil. Une demoiselle Dusquerque, apparemment des environs

1 Bulletin historique, 1889, p. 553.

? Douen, ouv. cité, II, p.271.

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