CHAPITRE IV
COMPOSIÎION bËS CORPS ET DIVISIONS.
Unité dÎTisionnaire.
48. L'^unité divisionnaire est avec raison la base de l'organisation des armées. C'est un tout qui peut se suffire à lui-même dans quelque circonstance que ce soit, et qui, par conséquent, doit être très-complet.
Tous ses éléments concourent au but commun, et sontappelésà s'entr'aider dans les diverses phases de la guerre. Ils doivent se connaître, s'apprécier, etne formervéritablementqu'une seule unité, sous unscul chef.
Il ne saurait y figurer utilement aucun élément ac* cessoire, détaché temporairement, s''y considérant comme de passage et relevant d'une autre autorité.
Quoique la masse principale des troupes qui la compose donne son nom à la division , toutes les autres fractions doivent en être Cdntititiellement parties luttantes, an même titre que les régiments d'infanterie.
Si, dans un intérêt d'instruction et d'ordre, il est bon d'admettre auprès du chef du corps d'armée des commandants spéciaux d*armes, leur action se limite à une direction professionnelle, et toutijs les troupes de la division 4 sans exceptidti, ne jhelèveut que du général de divlbiori ëëtll, pMt le service, les opérations, la diaeipline, e(o«
Nombre des brigades.
49. L'usage a prévalu de composer les divisions de deux brigades et chaque brigade de deux régiments. Cette organisation semble, de tous points, la meilleure. Les chasseurs à pied n*ont plus de raison de subsister, depuis que toute l'infanterie est armée de même. Ce bataillon isolé était d'un emploi diflicile dans une division ; il y créait des rivalités ou jalousies fâcheuses, et il y a tout avantage à le supprimer.
Base da fractioDnemeQt des services.
50. La division comprendrait seulement quatre régiments d'infanterie. C'est là la base qui doit régler tous les accessoires. La division pouvant se séparer en deux brigades ou en quatre régiments, les services ou accessoires seront disposés de façon à se partager de la même manière. En cas de détachement, chaque fraction de tous les services marchera toujours avec la même brigade ou le même régiment. Alors tous se connaîtront, s'habitueront à opérer ensemble, et on sera sans cesse prêt, au premier ordre, à partir en totalité ou par fractions, sans hésitation ^ sans préparation et sans désordre,
Régimeot de caTilerie dinsionoaire.
51. D'après «e principe, on voit tout de suite qu'une division d'infanterie exige quatre escadrons de cavalerie, ou un régiment.
AniUerie diTÎsioaDaire.
52. 11 faut de même une batterie montée par régi* ment (on trois sections pour trois bataillons; proportion qui existait à Wagram) et, de plus« une batterie à cheval, pour le régiment de cavalerie, afm d'assu*
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rer Tavant-garde de la division et faire les opérations rapides (Voir art. 150).
Ces cinq batteries devant rester attachées à la division, en paix comme en guerre, il convient d'en former un régiment.
On verra ailleurs (art. 150) que cinq batteries ne sont pas une proportion trop forte pour une division de cet effectif, et qu'il serait môme bon de lui en donner six.
53. La division d'infanterie comprendrait donc six régiments. Le reste ne constitue que des accessoires, peu considérables, qu'il suffit d'indiquer : le détail sera donné plus loin à chaque service. Mais le principe de leur divisibilité en deux ou en quatre sera soigneusement observé, pour l'ambulance, la réserve divisionnaire de munitions, le service des approvisionnements et le service des transports.
Senice de santé.
54. Le service de santé, si important en guerre, est toujours en souffrance au début, parce que ses éléments sont épars, n'ont ni cohésion, ni solidarité, ni habitude de vivre ensemble, et qu'ils manquent de chefs.
On est conduit ainsi à créer des corps organisés d*ambulance (chap. 15) vivant à l'état permanent, ayant leur existence propre, comme les corps de troupes, et ne relevant que du commandement.
En les organisant par division, on aurait de trop petits corps, ce qui est mauvais sous tous les rapports. En formant un corps d'ambulance par corps d'armée, on évite ces inconvénients. Il se partagerait en trois divisions d'ambulance, dont une à chaque division d'infanterie et la troisième en réserve. Chaque division d'ambulance se partagerait, au besoin, en
deux ou quatre fractions pour BuiVrô les détachements de brigade ou de régiment.
Senrice de transport.
55. Des considérations analogues nécessitent un corps de transport par corps d'armée. On verra , ailleurs (chap. 19), qu*un escadron de six compagnies surfit par corps d'armée. Une compagnie est attachée à chaque division d'infanterie; les quatre autres sont employées à la réserve du corps d*armée.
La compagnie du train, ayant quatre pelotons, remplit les conditions de fractionnement indiquées art. 50.
Élémeott d'une diriêion d*infaoterie.