‹ La réforme de l'arméeChapitre 100 sur 142 · V. , v';r* '.♦-<• 1 : liai j · texte numérisé non relu

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1/ f4fUtff ni' n fU'fi^Ujppé la portée et la précision de Mm itttnn, nu iiioinn autant qae le fasil. Par conséi|U'î/ili Um n^lulionn ai>rit reniées les mêmes que parle |mitii/«, Hl tioiiN iivdns fuit la guerre aTec des canons in* MiilllMMiilN, nt uvh\ pfiM qui» nous n en connussions pas d'uulron. NotiH itvions iU^n modèles excellents. On a

min un puéril ni dt'tplurolilo ont(^toment à ne pas vou-

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Ce que nous avons fait ne peut rien prouver. Jamais on ne saurait trop le redire» le fusil, quelque perfectionné qu'on le suppose, ne pourra suppléer le canon. Jamais des balles de fusil ou de mitrailleuse ne produiront l'effet physique et encore bien moins l'effet moral de l'obus.

Les troupes bravent plus facilement la mousqueterie que l'artillerie, quoique cette dernière leur cause moins de pertes réelles; mais ce qui attiédit l'enthousiasme et modère l'élan, ce sont les énormes blessures causées par le canon. Ici, il n'y pas à discjiter. Il faut se borner à constater.

Au lieu de soutenir que le fusil à grande portée tendait à annuler l'artillerie, on aurait dû mettre en évidence que l'adoption du fusil à tir rapide, rendant les positions inabordables, on ne pouvait s'en rendre maître qu'en les écrasant d'^obus, c'est-à-dire en augmentant la puissance et le nombre de Tartillerie.

Cette vérité si palpable n'est pas neuve. Frédéric le Grand Tavait reconnue. Il augmenta sans cesse son artillerie. « Une des raisons de cet accroissement fut a que ses adversaires habituels, les Autrichiens, choi^ « sissaient avec soin leurs positions pour y attendre « son attaque. » (Rustow, l'Art militaire au XIX^ siècle^ tom. I, page 26.) Cette observation est très-judî^cieuse, et il nous en coûte cher de ne pas avoir suivi les traditions des grands hommes de guerre.

Do cinon de bataille.

610. Le chargement par la culasse, depuis si longtemps reconnu bon, ne peut maintenant rencontrer de contradicteurs. Ce n'est assurément pas la rapidité de tir qui est à rechercher dans le canon, mais la por*

b^, la préeu»û>o. la fommodite du cfi ii ai.iM cl la féduction da aombre des ienrants.

te ebar^emeiit par la culasse assre mccwicstiUein#mt tes aTanfages.

Ce n'est pas tant la grosseur du projectile quH Cssi désirer; e'est surtoat &a portée. La qucstioo de calibre est secondaire dans une certaine Biiessre. L'n obus de 7 kiio^* produira seosîblemeot les mêmes effets qu'un obus de 8 ; mais il ne landrait pas aller trop loin dans cette Toie et croire qu'un projectile de 4 peut équiraloir à un de 1 2.

Le canon de bataille doit se conduire arec 6 clie- Taox et pouToir se manœuvrer à 4. Ceci limite le poids.

Étant donnés le poids et la résistance du métal, il faut chercher la plos grande portée et non la plus forte grosseur du projectile.

L'ouverture de la culasse étant une cause d'amoindrissement de la solidité, on pourrait renforcer cette partie avec des frettes d'acier, comme on l'a fait pour certaines pièces de la marine. On obtiendrait ainsi une forte augmentation de résistance sans une aggravation proportionnelle de poids.

Dans ces conditions, il serait possible de construire des pièces approchant du calibre de 7 ou même de 8, un peu longues, et ne dépassant pas le poids indiqué plus haut.

I^ charge serait combinée de manière à leur donner une portée double de celle du fusil perfectionné, soit 4,000 mètres, aPm de pouvoir toujours frapper l'infanterie, sans être gêné par le feu de ses tirailleurs ou de ses enfants perdus, quelque loin qu'ils fussent poussés.

Le tir normal de ces pièces devrait s'étendre a

4,000 mètres et pouvoir être poussé jusqu'à 5,000 mètres, en enterrant un peu la orosse de TafFût.

Du canou léger.

611. Le canon indiqué ci-dessus ne convient pas aux batteries- à cheval. La rapidité des mouvements nécessaires aux petites opérations exige un canon très-léger ) pouvant se prêter» à ToccasioUi aux allures de la cavalerie.

Il faudrait chercher une pièce dans le genre de celle de 4, actuellement en usage, mais se chargeant par la culasse, ayant un peu plus de longueur, frettée en acier et pouvant, grâce à une charge plus forte, porter le projectile à 3,000 mètres au moins.

Sans doute cela engendrera une complication de matériel et d'approvisionnement; mais il sera compensé par un avantage d'une grande valeur.

Des mitrailleases.

612. La mitrailleuse, malgré sa forme extérieure, n*est en réalité que de la moùsqueterie. Sa portée est un peu plus grande, et ses balles un peu plus grosses que celles du fusil ; mais elle ne ressemble en rien, par ses effets, à un canon.

Sous ce rapport, elle n'a aucune action morale, et c*est là une infériorité notable sur le canon. Elle ne peut détruire des obstacles, ni démonter les pièces ennemies. Physiquement, son infériorité n'est pas moins évidente.

Sa portée est trop petite et, par conséquent, elle ne peut constituer un engin offensif. Elle est faite pour combattre à courte dislance. Son rôle est d'agir dans la dernière période de la défense des positions, contre les attaques d'infanterie ou contre les charges de la cavalerie et elle peut trouver aussi un emploi dans la défense des pinces.

Dans ces conditions, des batteries de mitriillense» ont-elles nne utilité? Rationnellement comme matériellement on est obligé de répondre non.

Une batterie de mitrailleoses règle mal son tir. parce qu'elle saisit difficilement le point on porte ses projectiles; elle ne peut lutter contre une batterie de canons qui tire à une distance bien autrement grande et qui a des effets beaucoup plus puissants.

Les batteries de mitrailleuses ne peuvent servir qu'exceptionnellement pendant le cours d*im engagement* Leur action n'^a réellement de valeur que dans la défensive ou dans la poursuite.

Ce ne sont donc que des batteries de réserve, si Ton maintient l'organisation de ces batteries.

11 vaudrait assurément mieux placer une mitrailleuse dans chaque batterie de canons; elle y figurerait comme pièce de réserve et ne serait employée que dans les cas où son action pourrait être vraiment efficace.

Do etooD de réscne.

613. Les réserves d'artillerie ont deux buts : venir au secours de Tartillerie divisionnaire par une augmentation de nombre; produire des effets plus considérables, dans des cas particuliers, tant par la dimension du projectile que par sa portée.

Pour remplir la première condition, il suffit de batteries semblables à celles des divisions» c'est-à-din' du 8.

Pour satisfaire à la seconde, il faut des pièces d*un plus fort calibre. Le 12 allongé, se chargeant parla culasse renforcée, devrait être combiné pour donner une portée de 8,000 mètres.

Ces conditions sont possibles à réaliser sans dépa$* ser le poids que peuvent traîner six chevaux.

Ces grosses batteries ne sont pas destinées, en effe(, à manœuvrer vivement, mais à prendre certaines positions ; elles n'ont pas besoin d'une mobilité égale à celle des pièces de bataille.

Si cela était admis, on serait conduit à composer les réserves d^artillerie de corps d'armée :

De 3 batteries montées de S.

De 3 batteries montées de 12.

De 1 batterie à cheval de 4 oa 5.

Total. . . 7 batteries.

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