AUMENTATION, HYGIÈNE ET INSTALLATION DES TROUPES
Conditions hygiéniques pour le soldat.
709. L'amélioration de la nourriture des hommes est indispensable. Ce n'est pas tant par une augmentation de solde, que par un meilleur emploi des allocations actuelles et une gestion mieux entendue, qu'il faut résoudre ce délicat problème.
Des essais intelligents ont été faits, et l'expérience a montré qu'on pouvait obtenir des résultats bien supérieurs à ceux qui existent. Il suffit, pour cela, de savoir et de vouloir.
Les hommes de guerre, comme les médecins, ont reconnu que, pour maintenir la santé des soldats, il fallait :
Un léger repas matinal;
Une alimentation substantielle et variée;
Une boisson édulcorée, au lieu d'eau pure;
Des ablutions fréquentes.
La réalisation de ce programme rencontre on obstacle dans la pénurie des ressources do soUaL L'art de les bien utiliser est donc un élémeat de succès.
losofiUaDce de U ntm.
710. La première condition de ralimentalioD est h bonne préparation des aliments. Elle rend leur assimilation plus facile et équivaut, dans une certaine mesure, à une augmentation de ration.
La deuxième condition est la variété de la Dourriture, indispensable à l'économie animale.
Actuellement, le soldat mange la soupe grasse, uniformément préparée, matin et soir, tous les jours de Tannée.
Les légumes, placés dans Teau qui doit former le bouillon, y déposent leur principe acide; il neutralise, en partie, les qualités nutritives de la soupe, et Taigrit rapidement dès qu'elle se refroidit.
Or, dans les conditions actuelles, la majeure partie de la soupe se consomme froide ou bien près de l'être. Quoique formée de bons éléments» elle arrive à être défectueuse. Son retour monotone» deux fois chaque jour, fait nailrc le dégoût. L'estomac devient antipfr* thique à cette fastidieuse nourriture. On s'explique alors très-bien pourquoi une si grande quantité est jetée dans les tonneaux à eaux grasses.
On dit qu'on alloue à chaque homme, avec des ordinaires bien administrés, 1 kilogr. de pain et 300 grammes de viande. Cette quantité n'est pas consommée en réalité, et le soldat n'absorbe pas ce qui est nécessaire à la réparation quotidienne de son or^ ganisme.
Prépanlion de la soope.