‹ La réforme de l'arméeChapitre 16 sur 142 · TRANSFORMATIONS · texte numérisé non relu

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Gendarmerie.

104. La gendarmerie compte à tort au budget de la guerre; elle appartient bien plutôt au ministère de rintérieur. C'est un corps départejnental et cantonal pour le service de police et le maintien de l'ordre, mais ce n'est pas une troupe de guerre.

L'armée peut la recruter, la surveiller et y maintenir la discipline ; mais son service étant étranger à l'armée, son entretien doit l'être également.

L'effectif de la gendarmerie est de 26,000 hommes environ, compris dans l'armée active entretenue en paix. Au moment de la guerre, un millier de gendarmes, au plus, sont employés aux armées. C'est un déchet de 25,000 hommes quand il s'agit d'entrer en campagne. Il y a là une inconséquence à faire cesser.

Sans doute, l'économie sera nulle, en réalité, pour le budget général du pays, mais celui de la guerre ne supportera plus une charge de 24,065,316 fr., qui ne lui incombe pas, puisque ce n'est pas une dépense profitable à l'armée.

105. La gendarmerie doit être organisée presque exclusivement à pied ; avec des hommes lestes et capables de poursuivre ou de lutter avec les malfaiteurs. Il faut les armer et les habiller commodément, et les débarrasser d'un costume qui les empêche jd'agir(chap. 32, 33, 34 et 35).

Les légions n*ont aucune raison d*être, puisqu'elles ne se réunissent jamais. C'est un groupement arbitraire et une centralisation que rien ne justifie.

Des compagnies départementales suffisent parfaite-ment. Selon retendue territoriale, leur cadre comprendrait cinq ou six officiers :

I colonel on Jieotenant-^olonel commandant, 1 lieutenant trésorier, ou mieux, on commissaire,

1 chef d'escadron,

2 capitaines, i lieutenant;

Ou bien :

1 chef d'escadron commandant,

1 lieutenant trésorier ou un commissaire,

2 capitaines, i lieutenant.

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