Quatre commissaires aux approvisionnements
suffisent par division. Il y aura deux commissaires au
quartier général d'un corps d'armée, et 1 directeur
du service par corps.
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Penonnel secondaire.
226* Le service des approvisionnements ne poniv rait fonctionner sans des agents secondaires, pour assurer les détails. Ce sont d'abord les secrétaires et écrivains. Il existe pour cela une section de commis aux écritures, qui n'a pas de raison d'être comme corps de troupes, puisque ses membres sont tous dispersés. Il faut une corporation analogue aux gardes d'artillerie^ comme nous l'avons montré pour le service d'étatmajor et des dépôts territoriaux (art. 137 et chap. 29).
Les commissaires des approvisionnements ont besoin, en outre, d'être assistés par des chefs ouvriers , bouchers et boulangers, servant aussi de mesureurs et dedistributeurs. Leur nombre s'élèverait^ en guerre, par division, à4 bouchers, 4 boulangers, quatre écrivains, total : 432, et par corps d'armée, à 2 bouchers, deux boulangers, 3 écrivains, total : 126.
Les ouvriers paraissent assez inutiles ; ce qu'il faut , ce sont des chefs pour guider et surveiller les entrepreneurs, ainsi que la fabrication civile. Au moment d'un besoin exceptionnel, on trouve toujours dans les corps les ouvriers nécessaires , il suffit de savoir les diriger. Quelques ouvriers brigadiers [de four , par exemple, peuvent faire face aux exigences, et procéder à quelques détails de manipulation ou de conservation des denrées. On leur donnerait la situation d'ouvriers d'État. Leur nombre pourrait être fixé à 6 par division, et à 3 par corps d'armée, soit en tout 270, qui se réduiraient en paix à 180.
227. Les corps n'ont point de petit dépôt; il est alors obligatoire d'avoir en campagne une réserve divisionnaire d'effets de toute nature fournie par les dépots territoriaux et gérée par des gardes et ouvriers
détachés de ces mêmes dépôts. Deux gardes et 3 ouvriers par division suffiraient. Un garde et 2 ouvriers seraient à la réserve d'effets du corps d'armée, total : 54 gardes et 1 08 ouvriers .
Personnel des seerélaires et ouvriers.
228. Pour éviter la multiplicité des corps de secrétaireS) qui n'a aucun motif d'exister, il serait nécessaire de n'en avoir qu'Hun seul pour le contrôle, l'ordonnancement et les approvisionnements, dont les fonctions ont de l'analogie, puisqu'elles sont des branches différentes de l'administration de l'armée.
L'effectif de ces secrétaires, commis» écrivains, ouvriersi serait le suivant :
En gaerrc. En paix.
Pour le contrôle 42 42
Pour les ordonnancements. . . 240 240
Pour les approvisionnements* . f)K8 dOB
Ouvriers , 270 .... . 180
Dans ces chiffres ne figure pas le personnel des réserves d'effets, parce qu'il est emprunté aux dépôts territoriaux et compté dans leur personnel.
Ces fonctionnaires pourraient être classés ainsi :
irinclpaox 15
Gardes { de 1'* classe 68
de 2* classe 9S
^ ' z • • ( de i'* classe 2S0
Commis^nvains.| Se 2- classe . 340
On ne peut pas comparer les deux organisations des secrétaires et des officiers d'administration des bureaux de l'intendance^ auxquels il faudrait joindre la section des commis aux écritures. Ces deux corps sont trop dissemblables pour qu'il y ait la moindre analogie.
Matériel des approvisionnemenU.
229. Dès qu'on admet comme principe les entreprises et l'utilisation des ressources locales avec l'appel éventuel et temporaire des ouvriers des corps de troupes, il suffit d'avoir des moyens matériels très-limités pour parer à des circonstances exceptionnelles.
Deux fours de campagne, ou mieux deux voitures* fours par division, avec une voiture d'agrès et ustensiles, seraient suffisants.
1 four et une voiture seraient affectés aux réserves du corps d'armée.
La réserve d'habillement et objets sera très-peu considérable. En principe, l'habillement ne doit être renouvelé en campagne que par des arrivages de l'intérieur aussitôt distribués et le superflu laissé dans les places. Une très-petite réserve de chaussures et de quelques effets de campement suivra seule les troupes. En comptant deux voitures par division et une par corps d'armée, on aura largement pourvu aux besoins.
Dans les divisions de cavalerie, les voitures alourdiraient beaucoup. Plus qu'aucune autre troupe la cavalerie doit vivre sur le pays, et ne rien traîner avec elle, si ce n'est temporairement et au moyen de voitures civiles, qu'on licencie ensuite. Les effets seront tirés du corps d'armée le plus voisin.
Transport des subsistances.
230. La quantité des subsistances à transporter varie selon les ressources du pays, les opérations, les intentions du commandement. Cette fixation n'entre pas dans un travail d'organisation .
La variation incessante du chiffre des approvisionnements de subsistances oblige à ne recourir pour
leur transport qu'aux voitures de réquisition. On les prend et on licencie à volonté. C*est une économie pour le trésor et un soulagement pour les colonnes de ne jamais avoir de voitures inutiles.
La ration, y compris les enveloppes et le déchet» se compte en moyenne à 1 kilo : si le pain y figure, elle dépasse ce chiffre ; si c'est du biscuit, elle est moindre. Une voiture à deux colliers portant tOOO kilos est nécessaire par 1000 hommes et par jour de vivres.
En observant le principe salutaire de ne donner qu^une seule ration à chaque personne , la division dont l'effectif est de 15,796, exigerait 16 voitures par jour de vivres. Le corps d'armée dont l'effectif est de 35,091, demanderait 35 voitures par jour. Si l'on voulait avoir une réserve de 4 jours, on atteindrait 64 voitures par division et 140 par corps d'armée.
Quinze jours de vivres entraîneraient 240 voitures pour une division et 525 pour un corps d'armée.
Il est facile de juger par là de l'embarras que cause la fatale habitude de traîner d'immenses approvisionnements, au lieu de s'ingénier à vivre sur le pays. C'est une des questions les plus graves pour la facilité des opérations militaires, mais ce n'est pas le lieu de la traiter ici. Nous ne faisons que l'indiquer.