CORPS DU TRAIN
Force da train et sa répartition.
236. II est tout à fait inutile d'avoir dans l'armée trois espèces de charrois, le train des équipages, le train d*artillerie et les sapeurs-conducteurs.
L'artillerie et le génie ont souvent emprunté, pour leur service, les moyens du train des équipages , ou même des voitures civiles. Ces deux armes n'^admettent pas que leurs voitures, même disponibles, puissent transporter des objets destinés à l'infanterie, à la cavalerie ou à Tadminiatration. Il y a là un abus, car chacune des trois branches de transport est obligée de s'oQtiller plus fortement, et on perd tout le bénéfice de Tassociation.
L'intérêt économique, comme la bonne exécution du service, réclame la fusion de ces trois catégories en un seul corps chargé de tous les transports, qu'il s*agisse de munitions, d'outils ou de denrées.
Le train sera attaché en permanence à chaque corps d'armée. Le commandement fait droit aux demandes des divers services, et donne des ordres au commandant du train, pour l'exécution. Il va sana dire que l'administration n'a plus aucune autorité sur le service des transports.
Par la nature de sa spécialité, le train ne saurait être organisé en régiments, puisqu'il est constamment dispersé. On a été conduit à le faire il y a peu d'années, sans doute par le désir de donner de l'avancement à des ofiiciers très-méritants, et le moyen employé a été vicieux.
L'organisation qui répond le mieux aux exigences
du service est un escadron par corps d'armée, divisé en compagnies.
Quelques escadrons ont pour commandant des colonels ou des lieutenants-colonelSi et cela assure à l'arme un avancement suffisant.
Nombre des eompaiDies.
237. Étant admis un escadron du train par corps d'armée, le nombre et l'importance des compagnies seront forcément déterminés par l'étendue du service qui incombe à ce corps en cas de guerre.
Dans un corps d'armée il faut pourvoir aux transports suivants :
ILa réseire divisionnaire de manitions et outils 51 voi tores. ISSchevaox. L'ambulance 36 — 99 — L'enlè?ement des blessés ... » — 00 mulets. Le matériel des subsistances. • 3 — 12 chevaux. La réserve divisionnaire d'habillement et chaussure ... 2 — 8 ~
301 chevaux.
60 mulets.
£n tout : 361
La réserve de munitions et outils 259 voitures. 1008 chevaux.
L'ambulance 36 — 99 ^
Pour le I L'enlèvement des blessés. . . » — 60 mulets,
quartier I Le matériel des subsistances. 2 ^ 8 chevaux, général ( Les efleu d'habillement et
de corps] chaussures 1 — 4 —
d'armée, f L'équifMge de ponts 40 — 160 ~
La section télégraphique ... 5 — 20 — Le matériel des chemins de
fer 3 — 18 —
i317cbevaux.
et 60 mulets.
On arrive ainsi à un chiffre de 2,099 chevaux ou mulets qui, augmenté des animaux haut le pied, donne 2,175.
Le nombre d'animaux nécessaire pour atteler les voitures du service des compagnies du train ^'élève à
101, soit en tout 2,276 animaux par corps d'armée, non compris ceux du cadre , qui portent l'effectif à 2,574. Ce nombre oblige à diviser l'escadron en 6 compagnies. Il en faudra donc 108 pour le service des 1 8 corps d'armée.
Une compagnie seraMétachée à chaque division, et son fractionnement en 4 pelotons répond à l'organisation divisionnaire (art. 50). Les 4 autres compagnies seront groupées au quartier général du corps d'armée.
II existe actuellement :
2 régiments da train d'artillerie, à 16 compagnies. 32
3 — — des équipages, 16 — 48 1 escadron du train d'artitierie de
la garde, à 2 — 2
1 — du train des équipages
de la garde, à . • . • 6 — 6
3 compagnies de sapeurs-conducteurs 3
Total 91
Il y aurait ainsi à créer 17 nouvelles compagnies.
Cadre d'une compagnie.
238. Le cadre doit être réglé non-seulement sur le nombre d'hommes et d'animaux à diriger, mais aussi sur les divers détachements permanents en guerre qui ont besoin à leur tête d'un officier.
Dans les 4 compagnies réunies au corps d'armée pour le transport des réserves, ce nombre d'officiers serait trop considérable ; mais on en détachera un par compagnie pour diriger les transports auxiliaires de voitures civiles.
La compagnie se composera ainsi :
Pied de guerre.
{1 capitaine commandant. 3chey.
1 capitaine en 2* 3 — 2 lieutenants . 4 —
A reporter lOchev
Pied de paix.
1 — 2chey.
8 chev.
Troupe.
Pied â» goem.
Report lOchev.
4 aspirants 4 —
4 fonrrien 4 —
8 maréchaux des logis . • 8 ~
10 brigadiers 10 <—
4 trompettes 4 -—
8 maréchaux 4 -*
4 ouTriers en fer. . • « • » -*
4 ouvriers ea bois • . . • )» —
4 tailleurs » — >
4 bottiers » —
4 bourreliers » —
7 ordomumces » —
4 — détachés. . » —
218 condacteurs « » —
287 (B). 442 chey.
dont : 46 de selle et 396 de trait (à) on mulets.
Pied de paii.
8|chev.
i79chev.
dont 29 de selle et
iSO de trait ou mulets.
Comme les parcs de réparation des équipages n'existent plus, chaque compagnie aura 2 forges et 2 chariots pour les rechanges et les objets des ouvriers.
En paix, les nécessités de transport sont peu de chose; mais les troupes devant toujours être prêtes à marcher en quelques heures, pour les routes ou les camps, il leur faut des moyens de transport. On doit pourvoir également aux mouvements de matériel ou de denrées, qui s'effectuent journellement dans les places. En tenant compte de ces diverses exigences, on voit qu'un tiers seulement de l'effectif des chevaux doit être conservé en temps de paix. 11 sera dit, au sujet de la mobilisation, comment les chevaux nécessaires pour le pied de guerre pourront être réunis (chap. 37).
Cadre d'an eaadroo.