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Pour les troupes

Le général de dÎYisiôn é •»...• •

Les 2 généraux de brigade \ 9 membre*.

Les 6 colonels de la ditlsiob

Pour les services administratifs :

Le général de division

Les 2 généraux de brigade

2 colonels

1 ordonnateur . > 9 membres.

1 commissaire des ambulances ....

i — des approvisionnemeats.

ï médecin ,

En ce qui concerne les troupes non endivislonnées du corps d'armée, le conseil comprend :

Pour les troupes :

I général de division dlnbnterie . . . La général d'artillerie

— de cavalerie. •»••••• Le colonel d'artillerie ] 9 membres.

— de cavalerie. »

Le commandant du train

3 colonels d'infanterie

Pour les services adiniDistratifs :

i géDéral de dirision d'inliinterie Le général dVtillerie

— de cavalerie l n mâmhrei

U colonel d'artillerie ^ * memnres.

— decayalerie

4 fonctionnaires

Attribotions.

3i6. i^ Il fonctionne comme conseil de révision pour valider les opérations des conseils de brigade.

2^ Il prononce les radiations du tableau d'avancement au grade d'aspirant ou position analogue.

3^ Il décide sur le classement des candidats aux grades de lieutenant, de capitaine et aux positions analogues.

4^ Il désigne les officiers inférieurs pour les dépôts territoriaux.

5^ Il décide sur le classement des candidats à la médaille et à la croix de chevalier.

6^ Il propose pour les croix d'officier.

7^ Il décide les citations à accorder aux individus.

8^ Il propose les candidats pour le service d'étatmajor.

0® Il juge y comme conseil d'enquête , les officiers inférieurs et fonctionnaires assimilés.

l(fi II donne son avis sur toutes les questions relatives au matériel, aux établissements, aux fortifications, bâtiments militaires, etc.

1 1^ Il discute les plans et projets de mobilisation et propose toute modification qu'il juge utile. Il prescrit dans une certaine limite les mesures à prendre.

1 2^ Il décide la mise à la retraite des officiers inférieurs avant la limite d'ftge.

Les aides de camp du général de division remplissent les fonctions de secrétaires avec voix consultative.

— ll>7 — Conseil de corps d'armée.

317. Le conseil de corps d'armée a une composition invariable. II comprend :

Le général commandant le corps. • • • )

Les 2 généraux de division f ^ ^^^u^^

Les 6 généraux de brigade du corps ( ^ ^^^^^' d'armée • • }

Selon les questions qu'il examine il peut appeler, pour le renseigner, des administrateurs, des médecins^ des officiers chargés des établissements, des officiers des dépôts territoriaux. Ils n*ont que voix consultative, et le conseil de corps d*armée décide seul sur toutes les questions, personnelles ou matérielles.

AUribulioos.

318.1^ Il fgnctionne comme conseil de révision pour valider les opérations des conseils de division.

2^ Il prononce la radiation du tableau d'avancement aux grades de lieutenant et de capitaine.

3* Il décide sur le classement des candidats aux grades de chef de bataillon, lieutenant-Colonel, colonel, et positions analogues.

4* Il propoiïe les colonels pour général de brigade.

5* Il désigne les officiers supérieurs pour les dépôts territoriaux.

6* Il décide sur le classement des officiers proposés pour officiers de la Légion d'honneur.

7^ Il propose les officiers pour des croix de commandeur.

8^ Il décide les citations à accorder aux corps de troupes.

0* Il propose les candidats des grades supérieurs pour le service d'état*major.

10* Il juge, xomme conseil d'enquête, les officiers supérieurs, chef de bataillon, lieutenant-colonel, colonel et fonctionnaires de môme rang.

11* Il revise les jugements d'enquête des conseils de division.

1 2' Il donne son avis sur toute question militaire de quelque importance, notamment sur les travaux à effectuer danq les places , les commandes à faire, les projets de défense , les modifications à l'armement, etc.

13* Il examine et revise les projets de mobilisation, ordonne certaines mesures, et propose les autres au conseil suprême de l'armée.

1 4* Il prononce la mise à la retraite des officiers supérieurs avant la limite d'âge,

Des aides de camp du commandant de corps d'armée remplissent les fonctions de secrétaires.

Conseil sapérieur dç l'année.

319. Il comprend, dans une armée, tous les commandants de corps d'armée, présidés par le pom mandant en chef.

A l'intérieur, il comprend tous les comipandi^nta de corps d'armée présidés parle ministre.

AUribtttiosf,

320. 1^ Il fonctionne comme conseil de révisioB pour valider les opérations des oônseila dQ corps d'armée.

2^ Il prononce la radiation du tableau d'avanœment des officiers aux grades de chef de bataillon, lieutenant-colonel, colonel et général de brigade.

3^ Il décide sur le classement des candidats {tu grade de général de brigade et de division.

4^ Il choisit les commandants de corps d'armée quand il y a des vacances.

5^ Il décide sur le classement des officiers proposés pour commandeurs, grands officiera et grand *croix.

6^ Il décide les oitations à aooorder aux pfficiçiB g^néramc, brigadcis, diviBÎQQs, corps d'armée.

T^ Il décide pur toutes les questions relatives à l'administration de ravancement dans l'armée,

8^ Il juge» comme conseil d'enquâte, les généraux t

9^* U prononce la mise k la retraite des officiers généraux avant la limite d'âge.

10* Il revise les jugements d'enquôte des conseils de corps d'armée.

11^ Il examine toutes les questions militaires, 1} approuve les plans, projetsj etc,

1 2'' Il résout toute question relative à la mol^ilisation et en assure le fonctionnement régulier,

1 3* Il fixe le nombre des campagnes h copipter par arpiée ou corpg expéditionnaires.

Des aides de camp des commandants d*armée ou de rétat-major du ministre remplissent les fonctions de secrétaipes avec voix consultative.

ftAle actuel des officiers généraa^.

321. Qu'on songe à quel rôle qont réduits en paix les officiera généraux, et qu'on le compare à celui que nous proposons de leur attribuer. La différence est complète,

Le particularisme des armes et une centralisation trop forte ont miç les généraux en dehors de toutes les affaires. Ils ne 94Vent rien de ce qui pe passe à cAté d'euj^, sous leurs yeuo^; sous le rapport de l'artillerie, des fortifications» de l'administration, du matériel. Jamais ils ne sont consultés, jamais ils ne s'en occupent. Leurs fonctions se bornent à transmettre des demandes et des réponses sur les détails du ser* vice, et c'est tout. Us n'ont ni initiative, ni pouvoir. Dans leurs inspections générales, on leur demande, il

est vrai, leur opinion sur quelques questions assez sérieuses ; on sait qu'il en est peu tenu comptei et on ne s'y appesantit guère. L'avis d^un directeur d'artillerie, ou du génie ou d'un intendant, l'emporte tou«> jours sur celui d'un général. Est-ce à tort ou à raison 7 Je ne le recherche pas ici ; je constate le fait, et il est des plus regrettables.

Quand surgit la guerre, le mal est bien plus apparent encore. Ces généraux demeurés forcément dans Toisiveté durant des années, étrangers à toutes les affaires, à tous les travaux, à toutes les études, sont mis tout à coup à la tête des troupes. Là ils ont tout à conduire, tout à décider, tout à prescrire. Leur rôle est immense, et ils n'y sont nullement préparés; N'insistons pas sur cette question délicate. On comprend facilement que dans la crise violente de la guerre, on ne peut bien conduire les affaires qu'en en ayant l'habitude, en tenant dans sa main des agents accoutumés à obéir à cette impulsion. Par conséquent le système actuel est vicieux.

RAto propoié pour les offiden géoéraQi.

322. Le remède, c'est d'obliger les généraux à s'occuper de toutes les branches de Tarmée, à s'initier aux détails, comme aux besoins ou aux exigences de chaque arme ou de chaque service.

Ce serait retomber dans l'erreur ancienne que de li* miter cette action aux généraux. Il est trop tard pour apprendre les affaires lorsqu'on atteint le grade d^ofiicier général. Il faut alors diriger et par conséquent savoir. C'estavant qu'il importe d'étudier.

En outre, dans bien des circonstances de guerre, un officier supérieur, surtout les colonels, se trouvent revêtus temporairement de commmandements supérieurs oh ils exercent des fonctions semblables à celles

— soldes généraux quoique sur une échelle moindre. 11 faut qu'ils aient les connaissances nécessaires à ces missions. Ces considérations établissent, d'une part , l'utilité des conseils pour les généraux, et de l'autre la nécessité d'y faire participer les officiers supérieurs aGn qu'ils s'y instruisent et s'y forment au maniement des affaires,

;Les pouvoirs de ces conseils seront gradués sur leur compétence, l'importance des questions et l'intérêt plus ou moins étendu qu'elles présentent.

Leur mission consistera à décider dans certains cas, à proposer dans d'autres, à exprimer un avis eu cer-^ taines circonstances.

Ainsi s'opérera une partie de la décentralisation ; ainsi s'éclaireront les questions ou s'élaboreront les projets par des discussions sérieuses ; ainsi se formeront des hommes aptes au commandement, et cependapt l'unité ne sera pas détruite, les intérêts particuliers ne l'emporteront pas sur l'intérêt général. Toutes les grandes questions essentielles, ou de principe, seront résolues par le conseil suprême de l'armée, éclairé lui-même par les avis des conseils de corps d'armée.

Ces conseils auront beaucoup à faire, cela est certain, mais cela est désirable. Il est essentiel qu'on travaille activement dans l'armée. En paix , ce sont les questions organiques, la défense du pays et la préparation de la guerre, qui prennent le plus de place. En guerre, au contraire, elles s'effacent devant les opérations, et les conseils auront peu à faire. Dès lors, ils sont un avantage considérable en paix aussi bien qu'en guerre, puisqu'ils ne détournent pas les officiers de leur mission principale, la conduite des opérations.

CHAPITRB XXVII.

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