‹ La réforme de l'arméeChapitre 74 sur 142 · Rapport sur un sqjet donné · texte numérisé non relu

Rapport sur un sqjet donné

Ecrites. {Copie d'une portion de carte topographique.

(Copie d'un ouvraye de campagne, d^prés un modèle. 'Blémente d'histoire générale. — Géographie générale. — Arithmétique. •* Klémeota de géométrie. — Eléments pratiques detopomphie. «— Lecture des cartes.^ Blé* ments pratiques de lortiflcation de campagne. <— Pria* Orales* { cipes d admmistratioo des com|)agnies. -* Connaissance et entretien des armes. — Principes théoriques, élémen- Uires du tin — Ecoles du soldat, de peloton, de tirall« leurs. — Une partie des règlements. ~ Notions d'une langue étrangère.

Sur le tflmin.

Croquis d'une petite portion de terrain exécuté sur place.

Manœuvre de peloton et de tirailleurs.

Leçons d'instruction de tir et exécution des feux par une

classe commandée par le candidat.

Tir exécuté paf le candidat. Minimum de balles à mettre

dans la cible.

Appréciation des distances.

Ecrites.

Orales.

Sur le terrain.

ÉpreoTes dea aspirants poar lieuteoant.

Traiter^ par écrit, une qaestion d'histoire militaire. Dessin topographique exécuté d'après un plâtre. Reconnaissance sur le terrain» dessin et rapport. Tracé d'un ouvrage simple de fortification de campagne d'après des bases données.

Géographie détaillée. ^ Topographie pratique assea complète.

Connaissance et emploi des diverses cartes ou échelles. Fortification de campagne (une partie seulement). Administration complète d une compagnie.

[Armement. — Théorie du tir.

Habillement, équipement. — Harnachement (No(ions). I Alimentation des nommes. — Distributions, etc. I Eléments de la procédure militaire.

Règlements divers.

Ecoles du canonnier, du cavalier et de peloton (cavalerie). Ecole du soldat, de peloton, de tirailleurs, de bataillon. Une langue étrangère.

Leçon d'instruction d'un peloton.

— — d'une ligne de tirailleurs. ^ — de tir.

Commandement d'un peloton dans un bataillon en manœuvre.

Exécution des feux par une classe commandée par le candidat (à).

iTir exécuté pr le candidat, minimtim des résultats obligatoires : 4 balles sur 9, à 200 mètres avec la cible réglementaire.

Appréciation des distances. «— Emploi du télémètre et des autres instruments propres à apprécier rapidement une distance.

(à) Le chef doit être jugé surtout par les résultats qu'il obtient des hommes dans les feux qu'il commande en personne. Le minimum pour* rait être de 15 p. 0/0, en moyenne, sur 4 salves k 600 mètres, sur un panneau de % mètres de haut et 4 de large.

— âi4 —

Écrites.

Oral»*

Sur le terrain.

Ecrites.

Orales.

Sur le terrain.

Épreof es des Iwnleouits pour eapitaine.

Exposé et discussion d'une question militaire donnée.

Reconnaissance sur le terrain, dessin et rapport.

il^cer, sur une carte, un ouvrage de fortification dans un but indiqué. Discuter sa forme, sa position, son étendue, eu égard surtout au terrain. Donner les profils. Galcu du nombre de trayaiileurs et du temps nécessaires pour l'exécution.

Notions élémentaires de littérature.

Fortification de campagne complète.

Notions sur l'artillerie et son emploi.

Principes d'administration d*nn corps de troupes.

Droit militaire.

Constitution de l'armée.

Règlements.

Evolutions de régiment d'infenterie.

Ecole de batterie, école d*e8eadron.

Une langue étrangère.

'Manœuvre d'un bataillon Isolé; quelques mouvements seulement.

Instruction d*un peloton et feux commandés par le candidat (minimum comme précédemment).

Piquetage d'un ouvrage de fortification sur le terrain et disposition des hommes pour son exécution.

iTir exécuté par le candidat, minimum des résultats exigés (comme il est dit précédemment).

Appréciation des distances^ usage des instruments pour les mesurer rapidement.

Épreuves des capitaines pour chef de bataillon.

Discussion d'un projet d'opération, pour un bataillon, d'après des indications données.

Reconnaissance sur le terrain, dessin et rapport.

Déterminer, d'après une carte topographique, les ouvrages de camfMgne nécessaires pour fortifier une petite position. Discussion de l'espèce, du nombre, de la nature des ouvrages, du mode et du temps d'exécution. [Administration complète des corps de troupes, notions d*administration générale.

Propriété des armes et leur emploi. — Eléments de tac* tique, marches, logistique, campement. — Petites opérations de la guerre. — Droit des gens.

Notions générales d'économie politique.

Evolution de ligne (infant.). Evolution derégimeDt(caval.) Evolutions de batteries.

Une lanpe étranaère.

ÎDSIruclioa d'un bataillon.

MaDoiuvrsa d'un bataillon avee tirailleurs.

Ecole k feu commandée par la candidat.

Commandement d'un peloton de cavalerie à cheval.

Commandement de la manosuvre du canon (école du canonnier), pointage et tir avec projectiles.

Écrites.

Orales.

Sur

ÉpreuTes des cbefs d« bsUillon pour lieatenaDt-eolonel.

'Discnssion d'un projet d'opération pour plasieurs bataillons^ d'après) aes bases données. En figurer les lignes Srincipales sur nne carte. — Discussion d'une position e combat^ à prendre sur un terrain donné, pour une brigade. — Figurer la disposition des troupes sur une carie dans trois h]|rpotbèses déterminées.— Exposé d'une question d'administration générale. — Discussion d'une question de fortification oe campagne pour la défense d'une position, d'une valiéei d'un cours d'eau ou d'une ville ouverte.

(Question de tactique, au choix du candidat, préparée à Favance et écrite de sa main. L'exposer devant le conseil et en soutenir la discussion.

(Commander les évolutions de plusieurs bataillons. Faire manœuvrer un escadron à cheval.

(Faire manœuvrer une batterie attelée.

Écrites.

ÉpreuTes des lieutenaots-colonels pour colonel.

Discussion d'un projet d'opération pour une division, d'après des bases données. En figurer l'ensemble sur une carte. — Discussion d'une formation de combat pour une division, dans trois hypothèses, et figurer le dispositif des troupes sur une carte. — Exposé d'une question d'administration générale. — Discussion d'une question de fortification permanente ou passagère, pour la défense d'une ligne uopération, d'une portion de frontière ou l'établissement d*un camp retranché.

Question de stratégie, au choix du candidat, préparée À l'avance et écrite de sa main. L'exposer devant le conseil et en soutenir la discussion.

Commander des évolutions de ligne (infanterie). Faire manœuvrer un régiment de cavalerie à cheval. Faire manœuvrer 4 batteries attelées.

• ÉpreuYes des colonels pour général de brigade.

Discussion d'un projet d'opération pour un corps d'armée d'après des bases données. En figurer l'ensemble sur une carte. — Discussion de b formation de combat d'un corps d'armée, dans trois hypothèses, et figurer le dispositif des troupes sur une carte.— Etude de la défense d'une portion de montagne, de vallée, de cours d'eau, de contrée, dans des conditions et avec des forces déterminées.

(Question de stratégie^ au choix du candidat, préparée à Orales. < l'avance et écrite de sa main. L'exposer et en soutenir f la discussion devant le conseil.

Sur {Faire exécuter avec des troupes des trois armes une opéle terrain. ( ration déterminée.

Orales.

Sur le terrain.

Écrites.

Dm généraui.

344. II a paru nécessaire d'imposer des épreuves jusqu'au grade d'officier général exclu. La différence de situation est si grande entre un officier de troupe, même chef de corps, et un officier général, qu'il est indispensable de ne faire arriver à ce grade que des officiers possédant une instruction militaire complète, et ayant donné des garanties formelles de capacité.

Si les qualités naturelles peuvent suffire à la rigueur aux officiers des corps de troupes, il n'en est pas de même pour un officier général, auquel toutes les questions militaires doivent être familières sans aucune exception. Ceux qui prétendent à ce haut grade doivent donc s'efforcer sans cesse d'acquérir ces connaissances variées. Ils doivent prouver qu'ils les possèdent réellement, et des épreuves sont indispensables, autant pour la constatation du fait que pour obliger au travail.

Dans la série précédemment indiquée, on remarquera que les officiers supérieurs ne sont plus astreints à un examen, dans le sens ordinaire du mot. Ils ont une thèse à soutenir sur un sujet choisi et préparé par eux. C'est une discussion et non plus un examen. Cette épreuve est nécessaire pour constater si le candidat a l'habitude de combiner ou de développer ses idées, s'il est capable de soutenir un avis, de discuter de hautes questions du métier, et enfin s'il s'exprime facilement en public, qualité indispensable aux chefs des troupes.

Ces garanties obtenues , il ne semble pas nécessaire de les pousser plus loin et d'exiger encore des épreuves des généraux de brigade et de division. Les garanties se trouvent alors dans l'exercice même de

leurs fonctions, leur correspondance» leurs rapports, avis, etc.

Maoière de procéder des dirers conseils en matière d'aTaocemeot.

345. Les conseils sont tenus d'examiner tous les individus de la première moitié de chaque grade, à Texception de ceux qui ne le veulent pas et qui, par ce fait, se retirent du concours pour cette fois.

Les épreuves écrites s'exécuteront sous la surveillance d'un certain nombre de membres du conseil. Les candidats ne pourront avoir aucune espèce de livres ou de manuscrits, ou de notes. Le temps accordé pour chaque épreuve sera indiqué dans les programmes détaillés.

Les manuscrits ne seront pas signés ; la signature sera remplacée par un mot, une devise, un signe, qui sera reproduit dans un pli cacheté, avec le nom du candidat. Ces plis, remis au président, ne seront ouverts que lorsque les épreuves auront été jugées.

346. Le conseil, après avoir examiné les épreuves écrites de chaque candidat, vote sur chacune d'elles pour les classer; décider celles qui sont admissibles et celles qui sont insuffisantes. Ce vote exprimé, les billets contenant les signatures sont ouverts, et les candidats dont les épreuves écrites ont été trouvées insuffisantes, ne peuvent plus continuer à prendre part au concours.

Les autres sont admis aux épreuves orales, puis aux séances sur le terrain , en présence de tout le conseil, qui exprime encore par un vote, sur cha-que candidat, s'il a satisfait ou non aux épreuves exigées.

347. Les épreuves terminées, le conseil se réunit à huis clos; le président fait lire successivement les

notes et services des candidats. Après la lecture de chaque dossier, le président donne la parole à ceux qui la demandent, en commençant par le moins élevé en grade, et chaque membre a le droit, comme le devoir, de soutenir ou d'attaquer la candidature en discussion.

Dès que la discussion est terminée, on procède au scrutin, au moyen de boules blanches et noires, avec deux urnes, une pour le vote et l'autre pour le contrôle.

La majorité blanche ou noire indique l'admission provisoire ou le rejet.

La liste des candidats épuisée, le conseil passe su classement de tous ceux déclarés admissibles.

Selon le nombre de ceux que le conseil est appelé à désigner pour le tableau d'avancement, les deux ou trois premiers, selon le cas, sont définitivement admis au tableau.

348. Procès-verbal de chaque séance, signé par tous les membres, est dressé chaque jour. On y annexe les épreuves écrites, on relate les votes, mais non les opinions exprimées, et on constate les résultats.

OUenatiom.

340. Cette série de formalités ne sera pas très-considérable dans la pratique, si l'on considère le nombre des candidats.

Les plus longues incomberont au conseil de brigade. Il devrait avoir 95 sous-ofBciers à examiner pour la position d'aspirant. Il est certain que plus de moitié ne se sentiront pas encore prêts pour les épreuves, ou ne songeront pas à les subir. Il en restera environ trente-cinq à quarante tout au plus, dont la moitié sera éliminée par l'insuffisance des

épreuves écrites. Il ne restera donc à examiner sérieasement qu'une vingtaine de candidats.

A l'égard des officiers inférieurs, le conseil de di-* vision devrait examiner pour les lieutenants, par exemple, trente^six d'infanterie, cinq d'artillerie, quatre de cavalerie, soit quarante-cinq. En supposant qu'ils se présentent tous aux épreuves, ce qui est douteux, les épreuves écrites les réduiront à moitié, et ce conseil n'aura encore qu'une vingtaine de can-* didats à bien examiner.

Le conseil de corps d'armée n'aurait à opérer en tout que sur 30 officiers supérieurs, et il n'est pas certain que tous se présentent au concours.

Ces chiffres n'ont donc rien de bien considérablei et quelques jours suffiront pour ces opérations.

350. Les épreuves sont faites dans un lieu fermé, sous la surveillance de membres du conseil.

Les sujets des épreuves écrites sont laissés à la disposition des conseils ou envoyés par les conseils supérieurs.

Sollicitations.

351. Aucune mesure ne devant être négligée pour assurer la sincérité des choix, il faut, à toute force, empêcher les sollicitations.

La probité morale est tout» Il ne saurait y avoir de corps d'officiers sans honorabilité. Quiconque y faillit devient indigne. Toute intrigue, flatterie, manœuvre, est une tare, une flétrissure. Le critérium absolu de l'officier, c'est la loyauté. En dehors d'elle, Tofficier n'existe plus.

Tout candidat convaincu d'avoir fait ou fait faire des démarches directes ou indirectes pour se ménager des voix, sera exclu pour deux ans du concours. S'il y a récidive, il sera exclu à tout jamais.

— Sl20 —

Tout membre d*un conseil qui, en dehors des séances, aura cherché à gagner des voix à un candidat, se sera entendu avec ses collègues pour émettre un vote en faveur de tel ou tel, toute influence exercée par un chef sur ses inférieurs dans le but de faire porter le choix sur tel ou tel, constitue essentiellement une prévarication et une forfaiture. Si le fait est constaté, son auteur est destitué et banni de Tarmée, quel que soit son grade.

Formation dos Ubleaox d'tTancement.

352. Quand les conseils réviseurs ont sanctionné les opérations, ils transmettent hiérarchiquement la liste des candidats au commandant de Tarmée ou au ministre, sauf en ce qui concerne les caporaux et sousofBciers.

Le commandant de l'armée ou le ministre fait procéder à la formation des tableaux d'avancement par grade.

Il est bien évident qu'avec ce système, les candidats ayant tous donné des garanties, la différence de valeur entre eux est sensiblement nulle et dans tous les cas peu appréciable. Il convient alors de les classer sur toute Tarme par ancienneté dans chaque numéro de préférence, c'est-à-dire tous les n"* i d'abord, ensuite tous les n^ 2, puis tous les n^ 3, etc.

Si le nombre des candidats est calculé sur la quantité des vacances présumées, il est clair que tous les numéros de même rang seront promus en même temps et que, par conséquent, en les rangeant par ordre d'ancienneté, on ne porte préjudice à personne.

CandidaU mlaiit wr le taUeao.

353. Si, lors d*un nouveau concours, il reste encore des candidats sur le tableau précédent, ils prennent de

droit la tête du nouveau, sans- subir de nouvelles épreuves.

Quiconque n'a pas été placé sur le tableau est au contraire astreint de nouveau aux épreuves l'année suivante, quelle que soit la manière satisfaisante dont il les ait subies dans le concours précédent.

ATaneement en guerre.

354. En campagne, lorsque des armées sont constituées, l'avancement a lieu par armée. S*il n'y a qu'un corps expéditionnaire en campagne, il concourt avec toute l'armée à l'intérieur, mais il est avantagé, comme il sera dit plus loin (art. 361).

355. Le fait de guerre, dont on a tant abusé, ne saurait à lui seul constituer un titre à l'avancement. Un acte de brillante valeur, un coup d'audace heureusement accompli, est une note avantageuse pour son auteur, mais ne supplée pas aux garanties de capacité. L'expérience le montre, aussi bien que le raisonnement. L'oubli de ce principe a amené aux premiers rangs de notre armée des médiocrités qui se sont d'autant plus accusées que leur rang était plus élevé. L'énergie, la bravoure, suffisent jusqu'à un Certain point dans les échelons inférieurs. Plus tard, lorsqu'il s'agit de diriger les autres, la capacité devient indispensable, et elle demande à être constatée.

En dehors des preuves réelles de capacité, il n'y a donc point d'avancement possible. Les actes de vigueur et de bravoure seuls ne peuvent jamais être récompensés par l'avancement. Les distinctions honorifiques, les croix ou médailles, sont faites pour reconnaître l'béroisme ; mais ce serait méconnaître au plus haut point l'intérêt de l'armée que de donner un grade à un offi-

cier parce qu'il a pria un canon, enlevé un drapeau ou sauvé son chef.

356. On s'empresse trop, dans les armées en campagne, de pourvoir aux vacances. L'avancement doit être donné avec plus de discernement et de lenteur, si l'on veut qu'il produise du bien. Le grade et la fonction sont deux choses fort différentes ; on peut toujours pourvoir à la fonction si cela est nécessaire, sans qu'il y ait nécessité de conférer le grade.

Cela étant admis, il n'y a pas lieu, en temps de guerre, de se départir du système des épreuves.

357. Dans les séjours, les haltes, on peut réunir les conseils, procéder aux épreuves et établir des tableaux d'avancement tous les mois, par exemple, et plus souvent s'il y a lieu. De cette façon, on aura à l'avance des candidats prêts à remplir les vacances qui se produiront, et à en assurer un bon recrutement.

Aujourd'hui I aucun principe n'existe. L'avancement en campagne est dû non-seulement à l'arbitrairei mais le plus souvent au hasard. Un corps a une brillante affaire, aussitôt l'avancement y abonde, au détriment d'officiers très-méritants d'autres corps, placés sur le tableau depuis longtemps, et souvent beaucoup plus anciens que ceux que la fortune d'un jour vient de favoriser. Il semble véritablement que lorsqu'une fraction de troupes a un succès, tout le reste de l'ar* mée ne compte plus. On ne s'occupe que des acteurs de la journée. Les autres, quel que soit leur mérite, paraissent avoir démérité parce qu'ils ne se trouvaient pas là où ils ne pouvaient pas être.

On pousse bien plus loin le déni de justice. Tantôt on s'empresse de donner un grade à un officier blessé, comme une sorte d'indemnité, sans rechercher s'il est

capable, sans même se demander si son voisin non blessé ne s'est pas infiniment plus distingué. Cet abus est le fait des petits engagements et des corps expéditionnaires. L'inverse se produit dans les grandes armées, sans pins d'équité. L'officier blessé est ordinairement sacrifié. On a besoin de titulaires à la tête des troupes. Il faut des hommes valides, et à quoi servirait-il à l'armée de nommer des gens que leurs blessures rendent inactifs pour deux ou trois mois ? Il arrive alors que l'officier capable, qui s'est bien mon^ tré et qui a été blessé, voit obtenir le grade supérieur par son collègue, moins méritant et qui s'est peut-être moins prodigué. Il y a dans les deux cas précités quelque chose qui blesse le sens commun et la morale.

C'est là le vice radical de cette manière de procéder immédiatement à la collation de grades, après chaque affaire, en ne voyant que le fait immédiat et ne se préoccupant nullement de l'intérêt général ni de la bonne composition de l'armée.

La loi doit proscrire complètement ces procédés abusifs, dont nous avons fait une si triste expérience, et n'accorder d'avancement qu'en échange de solides garanties.

En conséquence, en guerre comme en paix, le tableau d'avancement sera toujours établi dans les formes indiquées, et il sera ponctuellement suivi, sauf les modifications que nous allons indiquer.

Modifiatkttt au Ublêao d'aîancemenl.

358. Les actions de guerre ne sont pas les mêmes pour toutes les troupes qui font campagne. Elles peuvent ajouter de nouveaux titres à ceux déjà acquis et constituer réellement un mérite de plus à ceux qui y ont pris part. Dans ce cas, il est juste qu'il y ait aug-

mentation de récompense et c^est au conseil d*armée qu'il appartient de la proportionner.

Ainsi un régiment, une brigade, une division ou un corps d'armée qui a supporté seul un vigoureux combat, ou qui a eu la principale part dans une bataille, peut être jugé digne d'un surcroît de récompense. Dans ce cas, le conseil d'armée pourra décider que tous les candidats du corps à récompenser seront avancés d'un certain nombre de rangs sur le tableau ou même prendront la droite, mais dans chaque numéro seulement.

Il peut encore ordonner que ce corps, dont la conduite a été exceptionnelle, pourra faire admettre de nouveaux candidats sur le tableau, s'ils y sont jugés aptes par les conseils réguliers.

Chaque décision de ce genre entraînera une modification du tableau qui sera chaque fois publié avec indication de la décision qui l'a modifié. De cette façon, le principe de l'observation rigoureuse du tableau sera maintenu.

On conciliera ainsi la part à faire aux services exceptionnels rendus, sans porter atteinte au principe d'équité qui veut que le tableau soit obligatoire et que les plus méritants, les plus capables, passent avant tous autres.

359. Ce système est très- praticable si, comme nous l'avons dit ailleurs, les nominations aux grades sont rares en campagne et ne se font qu'à quelques époques, alors qu'on peut apprécier réellement sur l'ensemble d'une armée les candidats les plus méritants.

360. En temps de paix, les faits exceptionnels qui peuvent motiver une modification du tableau seront fort rares. En général, les actes remarquables qui se produisent durant la paix sont de la nature de ceux qui se récompensent par des décorations et non par de l'avancement.

Cependant, s'il y avait lieu, tout à fait exceptionnellement, de récompenser un officier, il pourrait être proposé soit pour un avancement de rang sur le tableau, soit pour prendre la droite; mais s'il n'est pas déjà sur le tableau, l'inscription d'office est impossible.

Les conseils de division seuls peuvent proposer en temps de paix des avancements sur le tableau pour des faits exceptionnels, dûment motivés. Le conseil de corps d'armée donne son avis, et le conseil suprême de l'armée prononce.

361. En temps de paix, des corps expéditionnaires peuvent exister hors de France. Leur rôle est plus ou moins actif. C'est au conseil suprême de l'armée à fixer la part d'avancement particulier qui leur sera accordé, soit en donnant aux candidats de ces corps une priorité de dix, quinze, vingt rangs sur le tableau, soit en les autorisant à présenter plus de candidats que les autres corps à l'intérieur.

362. Le tableau d'avancement existera toujours dans la même forme, à savoir : les candidats placés par ordre d'ancienneté ou d'âge, dans chaque numéro de préférence.

Les modifications signalées plus haut y seront mentionnées, avec indication de la décision du conseil qui les aura autorisées.

363. Les officiers employés au service d'état-major figurent sur le tableau d^avancement de leur arme et de leur grade. Ils prennent la droite du tableau; Ils sont jugés par le conseil supérieur de la guerre en paix, et le conseil d'armée en campagne. Leur avancement est soumis à des règles spéciales indiquées chap. 42.

IS

^ ZZD —

PvUieattoB des taUtiin.

364. Le choix étant entouré d'autant de garanties que possible, doit se manifester au grand jour et sans mystère. La désignation pour le choix est déjà une ré* compense et il convient de ne pas la tenir secrète.

Les tableaux d'avancement pour les grades de sousofficiers et de caporaux sont mis à l'ordre des corps de troupes ; les autres sont publiés au journal officiel. Le même recueil insère toutes les décisions portant une modification au tableau primitif. On ne saurait apporter trop de loyauté dans une semblable question, ni mettre trop en lumière toutes les opérations qui 8*y rattachent. C'est la garantie des candidats comme celle des juges.

Dans l'état actuel, on parvient toujours, par des voies plus ou moins détournées, à connaître son clas* sèment sur le tableau. Il serait plus convenable à la droiture militaire de dire nettement et ouvertement les choses telles qu'elles sont. Pourquoi faire une sorte de mystère des propositions d'avancement? Si elles sont équitables, il y a tout avantage aies publier; et si Ton tient au secret, c'est qu'il y a intention d'arbitraire ou un classement qu'on n'ose pas avouer.

Cas «MfUiiiMlf.

365. En temps de paix, divers cas particuliers se présenteront. Leur solution découlera facilement de ce double principe: généralité complète du comman*dément, décision par un conseil de toute question d'à* vancement ou de récompense.

Tout fonctionnaire ou officier qui ne fait point partie d'une division ou d'un corps d*armée, relève du chef qui commande sur les lieux, et est justiciable, selon son grade, du conseil présidé par ce chef.

Les officiers des dépôts territoriaux (chap. 29)| les gardes d'artillerie (chap. 0 et 49), quelques officiers même de cette arme par exception (chap. 49), les officiers attachés aux écoles (chap. 47), relèvent des divers généraux et des difijérents conseils du corps d*armée dans le périmètre duquel est leur résidence.

Missions.

366. Le principe est absolu. Personne ne peut être afiranchi de l'obligation de figurer sur le tableau d'avancement après épreuves constatées.

Le conseil de la guerre fait fonction de conseil d'avancement pour les officiers en mission comme pour les ofGciers du service d'état-major, et, suivant les circonstances I il propose de leur attribuer une certaine priorité de rangs à titre de récompense. Le conseil d'armée statue sur ces propositions.

Nominations.

367. Les nominations n'existeront plus dans Taccep* tien actuelle du mot. Aucun grade ne peut être obtenu sans que le candidat figure sur le tableau et que son tour l'y appelle. Les officiers acquièrent ainsi leur grade, et personne ne peut leur faire une faveur ni leur dénier leur tour.

La nomination ne consiste donc plus qu'en un avis donné à tel officier que son numéro de classement l'appelle à remplir une vacance dans le grade supérieur.

Cet avis serait donné à l'armée par le commandant en chef^ et à l'intérieur par le ministre.

Oblifation da ebingement de corps k cbaqae grade.

368. Les nominations seront faites en assez grand nombre à la fois, pour qu'on puisse toujours placer les nouveaux promus dans une autre fraction que celle où ils se trouvent.

Le commandemeDt n'a une pleine action que là où il est incontesté moralement. Or, on ne peut l'exercer sans difficulté sur des hommes dont on a été longtemps le camarade.

C'est l'oubli de ce principe qui a amené un si grand relâchement de la déférence pour le grade dans notre armée. On a trop fait d'avancement dans le corps même ou dans le même groupe. Il en est résulté une familiarité nuisible à la discipline.

369. Il est bien évident, en effet, qu'un lieutenant nommé capitaine dans le même régiment, ou un capitaine nommé chef de bataillon, ne peut avoir sur ses anciens camarades la plénitude morale du commandement, ni en obtenir la respectueuse déférence qui lui est due.

Tout grade nouveau entratne forcément un changement pour celui qui l'obtient.

Un soldat ne devrait jamais être nommé caporal dans sa compagnie, ni même dans son bataillon ; un caporal doit changer de bataillon en devenant sous-ofQcier.

Un sous-oEBcier doit quitter son corps en devenant officier.

Il en est de même pour un lieutenant promu capitaine, et pour un capitaine appelé à être chef de bataillon. Les lieutenants-colonels changeront de brigade, et les colonels, de division.

Eipril de eorp*.

370. On objectera à ce système la destruction de l'esprit de corps. Cela n'est pas absolument vrai, attendu qu'un officier qui restera de 4 à 15 ans dans le même corps a tout le temps d'en prendre l'esprit. Cet esprit réside dans la collection des unités d*un groupe et non dans les individualités qui y entrent ou qui en

sortent. Ce scntimont est bon ; il ne faut ni le détruire ni Texagérer. L'expérience prouve que dans les zouaves et les chasseurs d'Afrique, par exemple, oii les changements d'officiers sont fréquents, l'esprit de corps ne manque pas. Dans l'artillerie, oh le mouvement des officiers est incessant, l'esprit de corps se maintient.

371. Gardons-nous de prendre la routine des usages particuliers souvent mauvais ou une certaine manière de faire, pour l'esprit de corps. Ce sont là, au contraire, des préjugés qu'il importe de détruire, pour ramener tout le monde à l'unité de règle et à une commune observance des lois et prescriptions.

Peo oa poiDt de nominations aux armées.

372. Le changement à chaque grade est une nécessité de discipline, de respect du grade et de plénitude du commandement. Les inconvénients qu'il présente sont fort peu de chose et ne peuvent balancer ses avantages.

Des promotions nombreuses sont nécessaires pour permettre d*opérer ces mutations. Elles s'effectueront dans les armées en campagne quand le conseil d'armée le jugera utile, mais en principe, elles devront être rares.

Il ne faut pas se presser de nommer en temps de guerre, si Ton veut faire de bons choix. C'est pendant la paix qu'on doit constituer les cadres, en exigeant de solides garanties. C'est avec les cadres de paix qu'on fait la guerre, et s'il s'y produit des vides, il faut autant que possible attendre la fin ou une suspension de la campagne pour les combler dans de bonnes conditions; sans cela on fait de mauvaise besogne. Nous le savons de reste.

373. Il est infiniment préférable de donner momentanément les fonctions sans le grade, et d'appeler même des officiers auxiliaires dans les grades inférieurs, plutôt que de conférer précipitamment des grades à des hommes sans capacité, qu'on regrette plus tard d'avoir élevés.

Sans le proscrire absolument, nous poserons en principe général qu'il ne doit pas y avoir d'avancement aux armées.

Dans des cas urgents, que le conseil d*armée appréciera» on pourra en octroyer, d'après des tableaux d'avancement régulièrement établis, mais non autrement.

En paix, il semble avantageux de ne faire que deux promotions par an, trois au plus, à des époques déterminées.

Nombre ilw eaadidats aa uUean.

374. Le nombre des candidats au tableau devra sans cesse s'élever au double des vacances présumées dans l'année suivante. Ce chiffre est nécessaire pour parer à une éventualité de guerre et assurer de bons choix au moment où les vacances deviennent fréquentes.

MotitioDs à eoortfl distaoee.

375. Les mutations de corps doivent s'effectuer de manière à éviter le plus possible les déplacements et à réduire les frais. Autant que possible, les officiers inférieurs ne devraient pas quitter la brigade ; les officiers supérieurs, la division; les colonels, le corps d'armée, afin que les conseils fussent plus intéressés à ne faire que de bons choix,

376. Depuis plusieurs siècles, on s'est élevé contre les abus du favoritirtne dans l'armée ; contre Tintrigue

substitnée au mérite ; contre les choix sans garanties. Ce mal est ancien et endémique. L'histoire le constate. Le moment n'est-il pas venu de l'extirper ? Les faits le disent plus haut que tous les raisonnements. En 1870, les armées de la France, riches d'excellents soldats, ont disparu dans des catastrophes sans exemple. La cause militaire de ces désastres est le défaut d'instruction des officiers « A part d'honorables exceptions, leur insuffisance était grande, ce qui prouve surabondamment que les choix avaient été mauvais* Quand le raisonnement et la logique sont ^^puyés d'une aussi manifeste expérience, on peut conclure sans hésiter que notre mode d'avancement est défectueux, et qu'il serait imprudent de persévérer dans une voie qui a donné de semblables résultats.

Des lettres de commandement.

377. Le principe évident est que le commandement doit être exercé par le plus capable. C'est le contraire qui se produit lorsque le plus ancien est appelé à commander, Cet usage est bon à conserver pour prévenir les conflits lorsque le chef vient fortuitement à nianquer ; mais il doit être écarté toutes les fois que la désignation d'un chef provisoire peut être faite par une autorité compétente. C'est une dérogation complète au système actuel. Elle sera rendue plus facile par la suppression entière de l'avancement à l'ancienneté. Ce mode obligeait à prendre le plus ancien ponr commander, à défaut du chef titulaire de l'emploi. Avec le système de l'avancement uniquement au choix, il n'y a aucune raison pour que le commandement intérimaire revienne an plus ancien.

378. L'intérêt de Tannée vent que les fonctions intérimaires ou certains commandements aeddentels

soient donnés à des hommes capables de les exercer et non à des officiers que leur manque de mérite a rendus les plus anciens.

Il faut admettre que la lettre de commandement donne tous les pouvoirs à celui qui en est porteur, et qu'elle équivaut au grade pendant la durée de la fonction.

En guerre, les fonctions ne doivent pas rester sans titulaires, et cependant nous avons établi (art. 356 et 372} qu'il fallait autant que possible éviter de faire des nominations. Il y a là deux obligations opposées, et on les concilie par la transaction de la lettre de commandement.

379. On a bien senti ces nécessités. L'organisation actuelle de l'armée ne permettait pas d'y faire face légalement. On a tourné la difficulté et rusé avec le règlement. On a vu souvent prescrire un mouvement inutile afin d'éloigner momentanément l'officier le plus ancien dont on ne voulait pas pour commander un détachement ou un poste.

On a opéré parfois des changements de garnison pour qu'il n'y eût pas d'officier plus ancien que le commandant du cercle.

380* On a pourtant quelquefois admis que la lettre de commandement suffisait, et plusieurs commandants de cercle ont exercé, ayant sous leurs ordres des offi« ciers plus anciens qu'eux.

On a composé des détachements avec des compagnies de plusieurs régiments, au lieu de les prendre dans le même corps, parce qu'on ne voulait pas du capitaine le plus ancien qui les aurait commandées.

On a dû, dans certains cas, renoncer à donner un commandement à l'officier qui y était le plus propre,

parce qu'il aurait fallu froisser le principe de^l'ancienneté.

On a été tellement gêné par ce principe funeste, qu'on a fréquemment cherché à l'éluder; mais souvent aussi on a dû le subir» quoique avec la conviction de faire une mauvaise chose.

381. Notre règlement admet la lettre de commandement pour les généraux en chef seulement. 11 y aurait de grands avantages à l'étendre à toute la hiérarchie, mais il ne faut pas laisser cette faculté à l'arbitraire. Si Ton veut être conséquent, il est évident que celui qui doit commander en l'absence du chef est le candidat inscrit le premier sur le tableau d'avancement. 11 doit être réputé le plus capable, puisque le conseil Ta déclaré tel. Ne pas le choisir, ce serait nettement indiquer que le conseil s'est trompé ou qu'on veut favoriser indûment quelqu'un.

Par conséquent, les candidats du tableau doivent être obligatoirement désignés pour les commandements intérimaires ou pour les missions qui se présentent. A défaut de candidats inscrits, l'autorité peut désigner qui elle juge à propos.

Comme l'homme est toujours disposé à abuser, il faut sans cesse essayer de l'en empêcher. Il y a des choses qui tombent sous le sens et que cependant on doit signaler. Un capitaine manque, c'est le lieutenant de sa compagnie qui le remplace, et non le lieutenant premier candidat sur le tableau.

Mais si une compagnie vient à n'avoir ni capitaine ni lieutenant, le colonel est obligé de désigner le premier candidat au grade de capitaine pour en prendre le commandement.

Un colonel est remplacé par le lieutenant-colonel du corps et non par le lieutenant-colonel de la division

OU du corps d'armée inscrit le premier au tableau. Mais s'il n'y a plus ni colonel ni Iieutenant*coloneI, c'est le premier candidat inscrit pour le grade de colonel qui doit prendre le commandement.

Ceci ne s'applique, bien entendu, qu'aux fonctions intérimaires pendant l'absence des titulaires.

Le cas est différent lorsque les titulaires n'existent plus, sont blessés ou gravement malades.

En temps de guerre, il y aurait quelquefois inconvénient à laisser exercer un intérimaire. Dans ce cas, une lettre de service est donnée au candidat premier inscrit au tableau pour occuper une position du grade supérieur au sien.

lê choix prime toujours riBCioDiiêté.

382. Le principe à faire prévaloir est que le choix prime toujours l'ancienneté et que celle-ci ne peut s'exercer qu'en l'absence de tout chef désigné^ ou de tout candidat inscrit au tableau.

La candidature sur le tableau obligatoire devient un titre réel pour le commandement» parce qu'elle est la constatation d'une supériorité de capacité et que l'ob* tention du grade est prochaine et forcée.

En paix, les intérim sont de courte durée ; le com* mandement n'a pas les mêmes difficultés qu'en guerre, et il n'est pas habituellement nécessaire de recourir & la lettre de commandement. Les suppléants naturels suffisent dans les corps, en observant toujours que les candidats du tableau prennent le commandement sur tous les officiers de leur grade en toute circonstance.

En guerre , les commandements permanents, en l'absence des titulaires, ne peuvent être conférés que par les conseils d'avancement, car c'est alors une question d'aptitude.

Les commandements accidentels, postes^ missions^ détachements, petites opérations, sont donnés par le chef militaire qui les prescrit. Il peut choisir dans les officiers des troupes désignées à cet effet et prendre celui qui lui paraît le plus capable, à moins qu'il n'y ait un candidat du tableau, car celui-là commande de droit .

On peut aussi donner le commandement à un officier n'appartenant pas à la portion de troupe qui agît; mais dans ce cas il faut qu'il soit choisi parmi les candidats au tableau, s'il en existe. S'il n*y en a pas, le chef désigne l'officier qui lui paraît le plus capable, et l'investit du commandement par un ordre écrit ; un ordre verbal ne saurait suffire.

383. II ne faut pas abuser de la lettre de commandement. Elle constitue un moyen excellent de placer toujours à la tête de chaque groupe un officier capable, et elle évite de recourir à des nominations précipitées aux grades vacants.

Elle ne confère que des fonctions temporaires. Elle devient sans effet à l'expiration de la mission, et celui qui l'a reçue ne peut en aucune façon s'en prévaloir.

Elle donne à celui qui la possède le même pouvoir et les mêmes fonctions que sMl était revêtu du grade supérieur, mais il n'en a ni les insignes, ni les presfationsi ni les honneurs.

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