GS
Ce serait à peu près le sixième de l'approvisionnement général qui se consommerait chaque année.
Le prix de revient de la cartouche étant de G fr. 08, il en résulterait une dépense annuelle de 2,387,200 fr., dont 1,212,000 fr. pour l'armée active et 1,175,200 pour la réserve. Le même nombre de cartouches à poudre donnerait une dépense d'un quart en sus.
SnpptnMo do pistolet
605. Le pistolet est une arme parfaitement inutile, sans précision et sans portée. Il ne peut guère être employé que pour donner un signal par le bruit de la détonation, mais cette considération ne peut autoriser son maintien.
La cavalerie, l'artillerie et le train ont le mousqueton, ce qui rend superflue une autre arme à feu.
Les cuirassiers, si on les conserve, seraient seuls une exception. Ils ne peuvent avoir de mousqueton, mais il ne semble pas utile néanmoins de leur donner un pistolet qui augmente sans avantage la charge déjà si grande du cheval.
La gendarmerie, par la nature de son service, ne doit pas être embarrassée d'un mousqueton. L'arme qui lui convient, c'est le revolver porté à la ceinture.
Nombre des armes.
606. Le nombre des armes est forcément égal à ceIuideshommesmobilisables,quis'élèveà 1 ,275,000.
L'infanterie comprend 1,010,000 hommes. Il faudrait donc avoir environ 1,2009000 fusils en état d'être immédiatement distribuési y compris la portion mise en service dans l'effectif entretenu en paix.
Les autres troupes comprennent 265,000 hommes et réclament environ 300,000 mousquetons.
Ces armes resteraient en magasin à portée des corps qui doivent en faire usage en cas de guerre.
Les communes n'auraient pour Tinstruction des réserves que les fusils à piston ancien modèle, ou les armes transformées*.
Les réservistes recevraient des chassepots quand ils viendraient passer un mois dans les corps, et s'*y familiariseraient avec son emploi.