Annales parlementaires , Chambre^ p
tandis que M. Poullet se prononça pour la liberté. Toutefois l'honorable ministre sembla admettre que l'enseignement de la seconde langue ne doit pas commencer en règle générale au degré inférieur, car, parlant à propos de l'amendement Delbeke, et après avoir accepté de proclamer nettement que
îa langue véhiculaire, aux divers degrés de l'enseignement, . >t la langue maternelle » il proposa de dire : « Des dérogations partielles, — c'est-à-dire qui ne peuvent jamais s'étendre aux cours du degré inférieur, quand les enfants qui fréquentent l'école ne pourraient suivre avec fruit les leçons qui s'y donneraient dans une autre langue, ni, dans les communes flamandes, à la totalité des cours du degré moyen ou supérieur, — pourront être autorisées, notamment dans l'agglomération bruxelloise et dans les communes bilingues *. »
Quelques instants auparavant il avait exposé, d'après un rapport d inspection, comment l'enseignement des langues est organisé dans un ressort bilingue : < Il se donne en flamand dans les deux degrés inférieurs. Dès la première année, les enfants ont en moyenne six heures de français par semaine; la seconde année, ils commencent à la lecture française. En cinquième année, certaines branches sont enseignées en français; en sixième année et au quatrième degré, le flamand est remplacé comme langue véhiculaire. »
Et l'honorable ministre ajouta : « Ce système peut être discuté, mais je crois qu'il serait très difficile de réagir d'une façon définitive contre cette organisation, parce que le corps enseignant, les administrations communales et les parents sont d'accord pour les maintenir- ».
M. Van Cauwelaert défendit ses idées en ces termes :
Faut-il qu'on recule la deuxième langue jusqu'au deuxième ou au troisième degré, comme nous le proposons, ou faut-il laisser pleine liberté sous ce rapport?
« Je crois que la thèse en principe n'est pas contestable ; il faut que l'enfant ne poursuive la connaissance d'une
1. Annales parlementaires, Séance du 21 janvier 1914, p. 704.
2. Annales parlementaires. Séance du 21 janvier 1914, p. 705.