La perte est de 4500 élèves depuis
dont les questions sont posées. Les hommes les plus compétents nous ont assuré que cette préparation tout artificielle est mauvaise pour l'esprit des jeunes gens*. On s'en rend si Lien compte que les examinateurs de l'École polytechnique voudraient ne prendre que des élèves ayant une seule année de mathématiques spéciales. C'est aussi le désir exprimé parles généraux qui ont commandé ^École^ M. Joseph Bertrand a été examinateur et ensuite professeur à l'École polytechnique. Il s'élève contre la manière toute mécanique dont les examens sont pratiqués. 11 croit que l'ancienne méthode de sélection, moins rigoureuse en apparence, était au fond plus juste. On s'efforçait de découvrir des esprits propres aux hautes mathématiques, plutôt que d'imposer aux candidats un énorme effort de mémoire, en multipliant les questions.
M. Berthelot est du môme avis. Il critique les programmes et les procédés de classement adoptés pour l'entrée aux grandes écoles militaires '. « C'est la, dit-il, le minotaure, qui dévore chaque année une multitude de jeunes gens incapables de résister à la préparation à des épreuves si mal combinées pour constater la véritable intelligence et la valeur