Ibid., p
rUniversité serait capable de créer, d'imposer une doctrine au pays et de rétablir peu à peu Tunitô des croyances et des idées politiques. Ce rêve a duré à peine quelques années. Car si le monopole n'a pris fin qu'en 1850, la conception était bien avant ruinée, condamnée par les faits. Chose curieuse, c'est la Révolution de juillet, faite en partie contre les prétentions de l'Église catholique à la domination politique, qui a proclamé la liberté d'enseignement.
Vingt ans ont passé sans que la promesse faite par la Charte de 1850 ait été tenue en ce qui concerne l'enseignement secondaire. Tous les projets -présentés de 1836 à 1844 ont échoué, mais le principe n'en était pas moins établi. Ces années ont été des années de lutte violente contre l'Université. Preuve évidente que l'Université n'avait pas réussi à inspirer aux générations formées par elle une manière de penser commune*. La Révolution de 1848 a proclamé de nouveau la liberté d'enseignement et elle Ta consacrée par la loi de 1850, aujourd'hui à peu près abrogée, mais qui reste comme la charte originelle de la liberté d'enseignement dans notre pays.
Objet de malédictions de la part de ceux qui croient à la toute-puissance de l'État; suspecte au parti libéral, accueillie sans enthousiasme par ceux