DU PRIX DE LA PENSCO.N
de Bordeaux. C'est ainsi que dans le Lol-et-Garonne Tinspecteur d'acadéuiie explique que riaternat ne répugne pas aux familles, mais que la pension est trop élevée. « Dans les écoles primaires supérieures, (oui ce qui est destiné à Tinternal est complètement rempli. » A Périgueux et dans le reste du département, il y a diminution du nombre des internes. « L'Université, dit-on, fait payer trop cher.... L'internat était de 500 francs au lycée, en 1892, au moment où commençait la crise agricole. On Ta élevé à 750 et 800 francs. » Les élèves sont allés dans les internats que tiennent beaucoup d'instituteurs. Quelques-unes de ces écoles ont jusqu'à 80 internes. Ce sont de petits collèges d'enseignement moderne.
A Bordeaux, le lycée n'a plus que 317 pensionnaires au lieu de 513 qu'il comptait en 1883. « Cette diminution a pour cause l'élévation démesurée du prix de la pension. »
Dans la région du centre, le lycée de Guérel, celui d'Aurillac sont en baisse pour des causes analogues. L'inspecteur d'Indre-et-Loire fait remarquer, de son côté, que l'élévation des tarifs, en 1887, a coïncidé avec la crise économique. Ainsi, au lycée de Tours, le nombre des élèves est tombé subitement de 579 à 527, puis à 488. Limoges a perdu la moitié de ses internes depuis 1881. Les familles ont pris l'habi-
tude de placer leurs enfants à prix réduits dans les institutions privées. ^
Le recteur de Lyon signale, lui aussi, Tinfluence désastreuse des prix trop élevés. Au petit lycée de Saint-Rambert, il y avait 300 internes; il n'y en a plus que 137. Le prix de la pension est de 900 francs pour les élèves de sixième et de 800 francs pour ceux des classes élémentaires. Le grand lycée a perdu également plus de la moitié de ses internes (309 en 1898 au lieu de 674 en 1885). « Nos exigences, dit l'inspecteur d'académie, découragent les meilleures volontés. »
On trouve la même note dans la région du Sud-Est et de l'Est. « C'est la concurrence à bon marché, dit l'inspecteur du Jura qui ruine nos établissements. » A Besançon, le proviseur insiste sur la difficulté qu'éprouve la petite bourgeoisie à payer les prix de pension devenus trop élevés. Il ajoute que « la raison d'économie a la môme influence sur plus d'un ménage d'officiers. » Le lycée de Bar-le-Duc a perdu, en vingt ans, 38 pour 100 de son effectif. Les collèges n'ont perdu que 14 pour 100, parce que les prix y sont moins élevés et plus souples.
A l'Ouest, les choses se passent de môme. Ainsi, dans la Manche, c'est surtout l'internat qui a souffert. Le département a perdu 100 000 habitants en un demi-siècle. Le recrutement des collèges est devenu