Ter., Adelp., act. I, se. i, t
Exciter rémulation dans les écoles; assurer aux sciences et aux lettres le meilleur recrutement possible : tels sont les vrais principes; partons de là pour juger notre propre système de bourses.
D'abord laissons de côté tout ce qui est ancien : i) n'y a plus rien d'ancien chez nous; tout date de 1789, ou plutôt de 1802, puisque nous parlons d'Université.
L'article 32 de la loi du 1«' mai 1802 était ainsi conçu:
« Il sera entretenu, aux frais de la République, six mille quatre cents élèves pensionnaires dans les lycées et dans les écoles spéciales. » Sur ces six mille quatre cents bourses, deux mille quatre cents étaient à la disposition du gouvernement, qui ne devait les donner qu'à des fils de militaires ou de fonctionnaires, en récompense de bons services*. Les quatre mille autres bourses étaient mises au concours parmi les élèves des écoles secondaires, et distribuées entre les départements proportionnellement à la population. Les jurys locaux soumettaient au gouvernement un nombre de candidats double du nombre de places à donner. En présentant cette disposition au Corps législatif, Fourcroy la justifia uniquement par la nécessité de peupler rapidement les lycées, et les écoles secondaires d'où les boursiers seront tirés. « C'estj dit-il, une chatice tellement avantageuse ouverte à l'intérêt personnel, qu'elle doit exciter les parents les moins favorisés de la fortune aux sacrifices des dépenses légères que leur coûtera l'instruction secondaire. La certitude d'un état honoMkble pour