‹ La réforme de l'enseignement secondaireChapitre 102 sur 135 · Art. 33 et 34, titre vn · texte numérisé non relu

Art. 33 et 34, titre vn

leurs enfants à la fm de leurs études, la seule assurance de leur procurer gratuitement une instruction complète, s'ils sont nés avec des dispositions et quelque goût pour les sciences, sont des motifs d'intérêt trop puissants pour laisser imaginer qu'ils ne soient pas généralement sentis. »

Ce n'était pas la première fois, depuis la Révolution, que l'on s'occupait des bourses. L'Assemblée constituante, la Convention avaient compris la nécessité de fonder des bourses nationales, au moment où toutes les anciennes fondations disparaissaient. Talleyrand, d'ailleurs, avait posé en principe dans son admirable rapport* qu'il y a deux sortes d'instruction : l'une nécessaire à tous, c'est l'instruction élémentaire, et l'autre qu'on ne peut aborder qu'à condition de posséder l'mstruction élémentaire, et qui est seulement utile. Puisqu'une portion de l'instruction est nécessaire à tout le monde, il en résulte qu'elle est due à tout le monde. En effet, l'État doit à chaque citoyen le nécessaire, à une seule condition : à condition qu'il puisse le donner. Donc l'instruction primaire doit être gratuite et universelle. Le devoir de l'État n'est pas le même en ce qui concerne l'enseignement secondaire. Comme il s'agit ici de connaissances utiles et non nécessaires, et de connaissances que l'État a besoin de trouver dans quelques-uns de ses citoyens les plus distingués, non dans l'universalité des citoyens, l'instruction cesse d'être gratuite, excepté pour les sujets les plus capables à qui leur aptitude donne un droit particulier, et qui doivent compenser par leurs talents et leurs services les sacrifices faits

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