‹ La réforme de l'enseignement secondaireChapitre 103 sur 135 · leptembro 1791f · texte numérisé non relu

leptembro 1791f

en leur faveur. Des bourses fondées par l'État et distribuées entre les départements assurent aux hommes de talent une éducation complète. L'enfant fait ses preuves aux écoles primaires. La municipalité le présente au district, le district au directoire de département qui fait les nominations. Tel était le système de Talleyrand. Condorcet, qui fut rapporteur de la loi sur l'instruction publique à l'Assemblée législative, adopte les mômes vues*.

.On sait que, sous l'ancien régime , l'instruction primaire n'était gratuite que par exception, et que l'instruction secondaire l'était toujours. La royauté était conséquente avec son principe en donnant l'assistance aux classes pauvres, l'instruction aux classes élevées; et la République obéissait au sien, en donnant l'instruction primaire à tous les citoyens, parce que c'est leur droit de la recevoir, et l'instruction secondaire aux sujets distingués seulement, parce que c'est l'intérêt de l'État de la leur donner. Condorcet fixait à trois mille huit cent cinquante le nombre des bourses. Le rapporteur de la Convention, LakanaP, ne fixe pas de nombre; il reconnaît à la fois l'intérêt de l'État et le droit du talent. « La nation accordera aux enfants peu fortunés, qui auront montré dans les écoles nationales le plus de dispositions pour les sciences, lettres et arts, des secours particuliers qui les mettent à portée d'acquérir des connaissances supérieures et des talents, dans les écoles particulières auprès des professeurs libres. » Les membres de nos grandes assemblées étaient plus forts en

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