‹ La réforme de l'enseignement secondaireChapitre 108 sur 135 · RÉFORME DE LA DIVISION INFÉRIEURE DES LYCÉES · texte numérisé non relu

RÉFORME DE LA DIVISION INFÉRIEURE DES LYCÉES

avoir leurs fils au collège, et que les villes mettent le leur à payer les frais d'un collège qui ne peut leur rendre aucun service.

Quelquefois, il s'agit de lutter contre un petit séminaire. Lutter, soit, si la lutte sert à quelque chose ; mais lutter pour lutter, et condamner trois ou quatre braves gens à la misère, et trente enfants à la pire des ignorances, qui est l'ignorance présomptueuse, cela n'est bon ni pour les finances de la ville ni pour son honneur. Qu'elle renonce à avoir une quatrième, une troisième, une seconde ; que son collège soit purement et simplement une division préparatoire, ce qu'on appelle en Allemagne un pro-gymnase^ ; elle payera mieux son personnel, parce qu'il sera moins nombreux ; elle aura, sous le nom de collège, une bonne école primaire supérieure, et les élèves pourront faire l'essai de leurs forces sous les yeux de leurs parents, avant de se décider à aller continuer leurs études dans le lycée du chef-lieu. Cette réforme, recommandée par les plus sages esprits, commence à faire son chemin. Il faut y applaudir. Si, à toute force, on ne veut pas restreindre ces pauvres collèges malingres et souffreteux à n'être qu'une division élémentaire, il n'y a qu'à les supprimer : ce sera tout bénéfice.

1, L'institution des pro-gymnases (Pro-Gymnasien ou Vorschule) est très-répandue en Allemagne dans les petites villes qui ne pourraient avoir un gymnase complet. Cf. Minssen, W., p. 11.

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