‹ La réforme de l'enseignement secondaireChapitre 115 sur 135 · Homère, Iliade , chant xxiv, v · texte numérisé non relu

Homère, Iliade , chant xxiv, v

de ton père , Ocoîc lirutxcX' Axt^Xeû, Achille semblable aux dieux. Le professeur l'interrompt pour demander à un élève du milieu de la classe l'analyse grammaticale de (A.v^<Tai; il demande à un autre ce que c'est que la forme <toTo; à un autre, pourquoi l'accent d'^AoÇ est circonflexe. Quand le premier élève a terminé sa phrase, il la met en bon français. C'est alors le tour d'un autre à expliquer la phrase suivante. On ^'arrête après le discours de Priam, et le professeur en fait rapidement ressortir les beautés. Mais il est déjà dix heures, et tout le monde prend vite son Horace.

Justum et tenacem propositi vimm, Non civium ardor prava jubentium, Non Yultus instantis tyranni

Mente quatit solidâ; neque Auster Dux inquieti turbidus Adri», Nec fulminantis magna manus Jovis :

Si fractus inlabatur orbis

Impavidum ferient ruinae*.

L'explication se fait, comme pour le grec, par membre de phrase : Disjecti membra poetœ. Ici encore , on fait scander les vers , puis on essaye une traduction, à laquelle le professeur substitue la sienne, sans demander le concours des élèves. Il fait quelques remarques assez banales sur le grand caractère de ces deux strophes, et l'on passe à la strophe suivante ; c'est tout : dix heures et demie sonnent, le tambour bat, et la classe est vide en un clin d'œil. Deux élèves ont récité leur leçon; quatre ont pris part aux explications; quatre ont été interrogés;

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