‹ La réforme de l'enseignement secondaireChapitre 128 sur 135 · Ih., t. VII, p · texte numérisé non relu

Ih., t. VII, p

3S2 ENSEIGNEMENT DE l'hISTOIRE.

« Le Roi fait des libéralités immenses; en vérité, il ne faut point se désespérer : quoiqu'on ne soit pas son valet de chambre, il peut arriver qu'en faisant sa cour, on se trouvera sous ce qu'il jette. Ce qui est certain, c'est que loin de lui tous les services sont perdus : c'était autrefois le contraire *. » Elle n'épargne pas les maîtresses: «Je crois qu'on s'en fait un jeu chez Quantova (Mme de Montespan). Il est vrai qu'en ce lieu-là, on a une grande attention à ne séparer aucune femme de son mari ni de ses devoirs. On n'aime pas le bruit, si on ne le fait^. » — a Quantova est une amie déclarée sans aucun soupçon : l'ami le dit ainsi au curé de la paroisse, qui de son côté dit ce qu'il faut, et fait un trèshonnête personnage, et ne laisse aucune vérité étouffée. Mais vous savez l'histoire de la méchante paye, et de n'être pas le plus fort. Tout se fait a viso apertOy et tout est admis au jeu'. » Je veux encore citer un passage, qui regarde l'histoire des métiers, et celle de la justice pénale : « Voici une petite histoire qui s'est passée il y a trois jours. Un pauvre passementier, dans ce faubourg Saint- Marceau, était taxé à dix écus pour un impôt sur les maîtrises. 11 ne les avait pas : on le presse et represse ; il demande du temps, on lui refuse ; on prend son pauvre lit et sa pauvre écuelle. Quand il se vit en cet état, la rage s'empara de son cœur ; il coupa la gorge à trois enfants, qui étaient dans sa chambre ; sa femme sauva le quatrième et s'enfuit.

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