‹ La réforme de l'enseignement secondaireChapitre 19 sur 135 · LE BACCALAUREAT N EST QU UN MOYEN · texte numérisé non relu

LE BACCALAUREAT N EST QU UN MOYEN

registrement, bien peu de personnes apprendraient le latin, sans le baccalauréat*. J'entends fort bien que Bastiat dirait : reste à savoir s'il est bon qu'on sache le latin, ou en général qu'on prenne de la peine et qu'on dépense de l'argent pour acquérir une connaissance dont on ne fera nul usage. Mais je suis convaincu, pour ma part, qu'il y a des études dont on ne fait aucun usage spécial, et qui sont extrêmement utiles pour former l'esprit, développer l'imagination et élever les sentiments. Si j'ai raison de le penser, j'ai aussi raison de soutenir qu'il faut repousser tous les systèmes qui tendent, soit à retrancher du baccalauréat l'étude des lettres anciennes, soit à créer, à côté du baccalauréat actuel, un autre baccalauréat pour lequel les connaissances usuelles seraient seules exigées, soit enfin à supprimer tout examen, et à s'en remettre aux diverses corporations et administrations du soin de régler les conditions de leur recrutement. Il faut aussi se garder de <;onfondre les examens spéciaux placésr k l'entrée des carrières avec le baccalauréat.

Ce dernier examen ne doit avoir que ce double but : constater qu'on a reçu l'enseignement secondaire, et qu'on est capable de suivre renseignement supérieur dans les facultés. En un mot, je regarde l'examen du baccalauréat comme le degré le plus élevé d'une série d'examens obligatoires pour tous les élèves, que je voudrais voir instituer chaque année pour le passage d'une classe à unje autre.

Ce point de vue est différent de celui où s'est placé le législateur en faisant de l'examen de bache-

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