Platon, les Lois, liv. VI, trad. fr., t. VII, p
2. « Nous n'aimons pas ces promenades paisibles d'écoliers tournant gravement sur leur piste, et moins encore ces groupes de causeurs
à ce que Ton fait; au travail, quand c'est l'heure du travail, et ensuite au jeu :
Dona prœsentis carpe laetus horae, ac Linque seyera *•
Ensuite, il y a les visites au parloir, agréables pour le cœur et pour l'esprit, désastreuses pour le corps, condamné ce jour-là à quatorze heures d'immobilité. C'est encore sur la récréation qu'empiètent les arts d'agrément. Passe pour l'escrime , un art de grand agrément celui-là, et surtout de grand mouvement. Il n'en est pas de même du violon ou de la musique vocale. Comment les chasser ? Nous n'en faisons pas à moitié autant qu'il faudrait*. Autre ennemi : laretenue ! Le pire de tous, parce qu'il est, de tous, le
indolents, qui s'abstiennent même de marcher. Si les jeux libres ont peu d^attrait pour nos jeunes lycéens, qu'on les pousse au gymnase, à la salle d'escrime, au manège, à Técole de peloton. Que chacun choisisse à son gré, mais que tous soient actifs et se fatiguent; la santé, la moralité, Tétudeméme esta ce prix. » (Demogeot et Montucci, Rapport sur l'enseignement secondaire en Angleterre et en Ecosse, Paris, 1867, p. 606.)