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et dans le nombre et la nature des devoirs, on doiC arriver à des résultats supérieurs à ceux qu'on obtient maintenant en surchargeant les élèves. J'espère le prouver dans ma troisième partie. On emploierait les deux heures ainsi conquises, soit en récréations de quelques minutes placées entre les divers exercices, soit en conférences et lectures faites librement à la bibliothèque , soit enfin à la gymnastique*.
Les conférences dont je parle ici ne sont pas des leçons supplémentaires faites par un professeur ou un répétiteur; ce sont des conversations ou des interrogations entre élèves. Peut-être, dans les premiers temps et pour ménager la transition, serait-il à propos qu'un professeur y assistât, mais sans trop faire sentir son autorité, et surtout à titre d'homme expérimenté et de bon conseil. Avec un peu d'habileté, on peut tirer beaucoup de profit de ces réunions, soit pour les sciences, soit pour les lettres. Les élèves s'y donnent le plaisir d'avoir un bureau, de faire des lectures, de parler plus librement que dans la classe, et de se livrer à certaines témérités qui sont sans danger dans ces conditions, et peuvent être un bon apprentissage de la vie d'étudiants qu'ils mèneront dans les facultés. Cette coutume, très-générale dans les écoles anglaises, était en honneur chez les jésuites, qui avaient dans leurs maisons toutes sortes de congrégations et d'académies. Us n'avaientgarde de donner à ces académies une importance exagérée, et de leur permettre de détourner les esprits du travail ré-
1 . M. Fonssagrives insiste pour que le temps du travail intellecluel (classes et études) ne dépasse pas sept heures pai* jour. C'est le chiffre moyen en Angleterre. (U Éducation physique des garçons, p. 142.)