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SUPPRESSION BT REHPLAOBMBNT DBS INTERNATS.
Notre Université actuelle a emprunté le modèle et le règlement de ses pensionnats à l'ancienne Université de Paris, et aux Jésuites.
Nous n'avions pas moins de vingt et une Universités, quand la révolution est survenue*. La plus illustre, la plus importante et la plus étendue, sans aucune comparaison, était l'Université de Paris. Ses historiens ne sont pas d'accord sur son origine, ni sur l'époque de sa naissance : je laisse ces points à discuter aux érudits. Voici, en deux mots, quelle était, au seizième siècle, son organisation générale, avant la réforme de Henri IV. Cette réforme, qui fut traitée de révolution par les contemporains, fit dis-
1. Tableau àes Universités avec Ja date de leur Tondatioa : Paris, ]200(date très-conjecturale, l'Université de Paris ayant existé longtemps avant d'être reconnue et organisée); Toulouse, 123!); Montpellier, 1!89 ; Avignon, 1303; Orléans, 1306; Cahor», 133Î; Angers, 1364; Orange, 136&; Aii, 1409; Poitiers, 1431; Caen,-143!; Valence, 1453; Nantes, 1460; Bourges, 1464; Bordeaux, 1473; Reims, 1547; Douai, 1S62; Besangou, 1564; Pon^à-llous^oa, ]572; Strasbourg,
ORIGINES DE l'uNIVERSITÉ. 185
paraître de nombreux abus, sans changer le caractère de Tinstitution.
L'Université était une république. Elle se composait de quatre facultés : la faculté de théologie, la faculté de droit (ou de décret), la faculté de médecine et la faculté des arts*. Elle avait pour chef le recteur, qui la gouvernait avec son conseil. Il était élu pour trois mois, et n'était pas immédiatement rééligible. Cependant les statuts furent assez souvent violés sur ce point. Jean de Trelon fut le premier exemple d'une prorogation du rectorat, en 1367. Au temps de la ligue, trois recteurs restèrent en charge chacun pendant neuf mois. Pierre du Boulay fut recteur pendant près de trois ans ^ ; RoUin, pendant deux ans '.
Les trois facultés supérieures, théologie, droit, médecine, avaient pour chefs ou plutôt pour présidents, leurs doyens *. La faculté des arts était composée des quatre Nations % qui se composaient elles-mêmes de tribus, ou provinces. Les tribus élisaient en commun un procureur de la nation, et les procureurs formaient, avec les doyens des trois facultés, le conseil du recteur. Quand l'Université eut un syndic, un greffier, un receveur, ces officiers, sans faire partie du conseil, y furent appelés fré-
1. Crevier, Histoire de V Université de Paris, Paris, 1761, t. I, p. 12.
2. Charles Jourdain, Histoire de V Université de Paris au dix-septième et au dix-huitième siècle, 1862-1866, 1. 1, p. 267.